Nouveau circuit, crise chez Ferrari, Alonso vers la retraite…Cinq questions avant le Grand Prix de Madrid


Entre les multiples interrogations apportées par un circuit flambant neuf, les difficultés de Ferrari et l’avenir incertain de Fernando Alonso, le 14e Grand Prix de la saison ne manque pas de piment.

Un nouveau circuit trop dangereux ?

La Formule 1 a rendez-vous en terres inconnues. Après des mois de travaux, le nouveau circuit du Madring s’apprête à accueillir les monoplaces mais il suscite déjà quelques inquiétudes. Fin août, les Formules 3 y ont passé deux journées d’essais, donnant lieu à de nombreux accidents. En effet, les séances auraient été interrompues à 19 reprises par des drapeaux jaunes.

Même si le niveau de pilotage et les caractéristiques des monoplaces diffèrent de ceux de la F1, cela permet de donner les premières indications. Sur un tracé en ville, les 22 virages assemblés à des portions rapides et des rues étroites devraient donc donner quelques sueurs froides aux pilotes mais également à la FIA qui a prévu un gros dispositif de sécurité.


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Mercedes loin devant ?

Après la magistrale remontée de Kimi Antonelli à Monza, Mercedes semble plus invincible que jamais. Avec trois doublés à leur compteur cette année, ils comptent déjà 122 points d’avance sur leur dauphin, Ferrari et personne ne semble pleinement en mesure de les inquiéter pour le moment.

Toutefois, ce nouveau circuit aux caractéristiques plutôt similaires à celui de Djeddah ou Budapest offrira un vrai défi à toutes les écuries, et notamment à Mercedes, peu à l’aise sur ce genre de tracé. Après trois séances d’essais, les qualifications seront le moment fort du week-end tant il sera ensuite difficile de doubler en course. «Nous nous attendons donc à un week-end très disputé. Notre tâche consiste à comprendre les exigences du tracé de Madrid le plus rapidement possible et à maximiser nos performances dès la première séance. Les nouveaux circuits créent tout autant d’opportunités que d’inconnues», expliquait alors Toto Wolff.

Hamilton commence-t-il à regretter son ancienne équipe ?

Lewis Hamilton affichait de grandes ambitions avant Monza. Mais dès le premier tour, sur une tentative pour dépasser Charles Leclerc, le pilote a terminé dans les graviers le repoussant en dixième position. S’il a finalement sauvé une sixième place, Hamilton n’a pas digéré que ses espoirs aient été ainsi douchés. Il estime par ailleurs qu’un tel incident aurait pu être évité si Ferrari s’était montrée plus claire dans ses consignes. «Quand j’étais chez Mercedes, nous avions des règles de conduite écrites. Nous n’avons jamais vraiment eu de gros problèmes. Peut-être quelques épisodes avec Nico [Rosberg]. Mais le plus souvent, tout se passait bien. Ici, il n’y a pas de règles», pestait-il devant les médias en marge de la course, remettant plus largement en cause la communication interne.

«Je suis arrivé dans cette équipe avec la volonté de respecter l’espace de chacun et, surtout, de ne pas mettre l’équipe en difficulté. Je maintiens cette position et tout ce que je peux dire concerne mon côté. Il faut demander à Fred [Vasseur] ce qu’il en est de l’autre côté et des décisions qui sont prises. Au final, ça vient d’en haut. Les décisions descendent dans la hiérarchie. Ça commence avec Fred». Une façon claire de renvoyer la balle dans le camp de ses dirigeants.

L’occasion pour Leclerc de rebondir ?

Victime d’un crash impressionnant en Italie, Charles Leclerc a souffert pendant plusieurs jours de troubles de la vision posant même quelques points d’interrogation sur sa participation à l’épreuve madrilène. Il espère pourtant y trouver l’occasion de repartir à zéro et oublier le cauchemar du dimanche précédent. D’autant qu’il pourrait finalement échapper à une pénalité moteur, celui-ci étant finalement moins touché qu’il n’y paraissait après l’accident dans la Parabolique.


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Fernando Alonso sur le départ ?

Fernando Alonso avait laissé entendre plus tôt cette saison lors du Grand Prix de Barcelone qu’il courait peut-être à domicile pour la dernière fois. Depuis, l’Espagnol n’a toujours pas confirmé ses intentions pour 2027. Une discrétion qui s’explique par le fait que lui-même n’arrive pas à savoir si l’heure de la retraite a sonné. À Madrid, Stefano Domenicali a clairement affiché son souhait de voir le double champion du monde poursuivre l’aventure. «Je vais essayer de le convaincre de rester parce que, pour moi… et je n’ai même pas besoin de le répéter, c’est un pilote incroyable», expliquait-il cette semaine pendant l’un des évènements précédant le week-end de course. De son côté, le pilote Aston Martin a déjà prévenu qu’aucune annonce sur son avenir ne se ferait dans la capitale espagnole.



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