Vous avez aimé Greenland ? 5 films catastrophe à visage humain – Actus Ciné


Alors que “Greenland” donne actuellement un visage humain à la fin du monde dans les salles obscures, voici cinq autre films catastrophes qui font de même, si celui avec Gerard Butler et Morena Baccarin ne vous a pas rassasiés.

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De la part de Ric Roman Waugh et Gerard Butler, qui nous avaient offert La Chute du Président il y a pile un an, on pouvait s’attendre à un film catastrophe musclé. Ce qui est le cas, mais en partie seulement. Car Greenland sait aller au-delà en nous racontant, avant tout, l’histoire d’une famille qui tente de survivre et se retrouver alors que la fin du monde approche. Un résultat efficace et surprenant, en plus d’être en phase avec l’actualité, qui nous rappelle que ce genre hautement spectaculaire peut aussi être vu à travers un prisme humain. La preuve par cinq.

DEEP IMPACT (1998)

Grâce au Pic de Dante et à Volcano, l’année 1997 avait été volcanique dans les salles obscures. Un an plus tard, c’est l’astéroïde qui est devenu tendance, comme le prouvent les sorties rapprochées d’Armageddon et Deep Impact. Dans les chiffres, le bébé de Michael Bay semble avoir remporté ce choc des titans avec 553,7 millions de dollars de recettes dans le monde, contre 349,5 pour celui de Mimi Leder. Mais celui-ci est plus rentable puisqu’il a rapporté 4,66 fois le montant de son budget, contre 3,95 pour son concurrent. Et surtout, le long métrage semble de plus en plus aimé au fil des ans. Car s’il ne laisse pas de côté la pyrotechnie et les effets spéciaux, il se focalise avant tout sur les personnages joués par Elijah Wood, Tea LeoniRobert Duvall ou Morgan Freeman en Président noir avant que 24 heures chrono ne fasse de même, et les conséquences qu’aura la catastrophe annoncée sur eux. D’où un titre à double-sens et un impact qui concerne aussi bien la planète que chacun de ses habitants.

LE JOUR D’APRÈS (2004)

Avec Independence Day puis GodzillaRoland Emmerich s’est imposé comme le maître du film catastrophe hollywoodien. Et il enfonce clou en jetant un froid dans les salles obscures avec Le Jour d’après, où un climat incontrôlable succède aux extra-terrestres et autres lézards géants, pour plonger la Terre dans un nouvel âge de glace anticipé. Comme à son habitude, le metteur en scène nous réserve quelques séquences spectaculaires, à grands renforts de grêles, vagues gigantesques et inondations en tous genres. Mais tout ceci n’est que le début d’une histoire dans laquelle un père (Dennis Quaid) tente de sauver son fils (Jake Gyllenhaal) en danger de mort. Pour une fois, le plus important n’est pas la destruction mais l’humain et sa survie dans ce nouveau monde, ce qui permet au cinéaste de remettre en avant une facette plus méconnue et émotionnelle de son œuvre, entrevue quelques années plus tôt dans The Patriot et que l’on retrouvera ensuite dans Anonymous. Après avoir laissé le naturel revenir au galop dans 2012.

LA GUERRE DES MONDES (2005)

Après Philip K. Dick (Minority Report), Steven Spielberg et Tom Cruise s’attaquent à un autre pape de la science-fiction avec cette nouvelle adaptation de La Guerre des mondes totalement ancrée dans son époque : celle d’une Amérique encore meurtrie par les plaies du 11-Septembre, et dont le cinéaste reproduit quelques-unes des images les plus marquantes lors de la première attaque des extra-terrestres venus envahir la Terre. Il y a également des références à l’Holocauste dans ce long métrage hanté par la mort mais filmé à hauteur d’hommes. Et plus précisément celle de Ray Ferrier, qui cherche à rejoindre son ex-femme avec leur deux enfants. A la fois spectaculaire et intimiste (comme lorsque le papa d’E.T. verse dans la SF), le résultat fait ainsi écho à la précédente collaboration du réalisateur et de l’acteur, puisqu’il est à nouveau question d’un père qui tente de se racheter de ses échecs (ce que l’on peut aussi voir comme une allusion à la situation personnelle de la star, qui s’était séparée de Nicole Kidman peu d’années auparavant) dans une fuite en avant. Au vu de la réussite leurs travaux en commun, on regrette d’autant plus que Steven Spielberg et Tom Cruise ne se soient pas retrouvés par la suite.

THE IMPOSSIBLE (2012)

Comme Roland Emmerich avec Le Jour d’après, ça n’est pas tant le terrible tsunami qui a frappé la Thaïlande, l’Indonésie ou les côtes du Sri Lanka le 26 décembre 2004 qui intéresse Juan Antonio Bayona, mais ce qu’il se passe ensuite. Bien sûr, l’Espagnol impressionne dans sa re-création de la catastrophe, réalisée avec un maximum d’effets pratiques et mécaniques, qui nous laisse autant en apnée que Naomi WattsEwan McGregor ou le futur Spider-Man Tom Holland. Mais c’est notre cœur qu’il vise avant tout avec cette histoire d’une famille séparée par le raz-de-marée et qui va tenter de se retrouver tout autant que de survivre au milieu des cadavres et d’une nature ravagée avec, pour certains, de graves blessures. De la même manière que dans L’Orphelinat, où il partait d’un récit fantastique sur fond de fantômes pour raconter un drame humain, le réalisateur espagnol marche de nouveau sur les traces de Steven Spielberg avec The Impossible, et ira encore plus loin ensuite avec Quelques minutes après minuit, son Bon Gros Géant à lui, puis en dirigeant la suite de Jurassic World

HOURS (2014)

Ouragan parmi les plus puissants à avoir frappé les côtes américaines, Katrina, qui a ravagé la Nouvelle-Orléans en août 2005, n’a pas mis longtemps à inspirer la fiction, puisque l’on en retrouve des traces dès l’année suivante, dans le Déjà vu de Tony Scott. Il en est également question dans L’Étrange histoire de Benjamin Button ou la série Treme, ainsi que le thriller Hours, sorti directement en DVD chez nous, sans passer par la case cinéma. Et le résultat vaut bien mieux que ce que statut pourrait laisser croire. Réalisé avec une économie de moyens évidente par Eric Heisserer, futur scénariste de Premier contact, le long métrage se déroule pendant les faits et suit un jeune père dont la femme vient de décéder en donnant naissance à leur fille. Laquelle, prématurée, est maintenue en vie par un respirateur artificiel dans un hopital évacué et sujet à de fréquentes coupures de courant, que le héros doit relancer à intervalles très réguliers, tout en luttant contre les souvenirs de son épouse qui le hantent. Un film qui tient son concept jusqu’au bout et mérite le coup-d’œil pour la performance du regretté Paul Walker, qui prouve que, quand on lui offre de bons rôles, il sait élever son niveau de jeu et ne pas rester cantonné au type de personnages qui lui ont collé à la peau suite au succès des Fast & Furious.

“Greenland”, un film catastrophe à visage humain à voir au cinéma depuis le 5 août :



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