Viens chez moi, j’habite chez une copine sur C8 : pourquoi Bernard Giraudeau n’était-il pas le bienvenu sur ce film ? – Actus Ciné


A l’occasion de la diffusion de “Viens chez moi, j’habite chez une copine” ce soir sur C8, retour sur l’un des aspects de sa production : Patrice Leconte et Michel Blanc ne voulaient pas de Bernard Giraudeau !

Célèbre comédie des années 1980, Viens chez moi, j’habite chez une copine est emmenée par le duo Michel Blanc et Bernard Giraudeau. Jouant respectivement Guy, un sympathique loser à la rue, et Daniel, son ami déménageur qui l’héberge chez sa compagne, les deux acteurs sont au top. Mais, lorsque le projet démarre, il n’est pas question que Giraudeau soit de la partie…

Capture d’écran
Bernard Giraudeau et Michel Blanc

Le producteur Christian Fechner achète les droits de la pièce “Viens chez moi, j’habite chez une copine” écrite par Luis Rego et Didier Kaminka en 1975. Convaincu de son potentiel cinématographique, il propose à Patrice Leconte de l’adapter. Le réalisateur accepte et embarque avec lui Michel Blanc, son comparse des deux Bronzés, pour réécrire le scénario (et lui faire jouer Guy).

Le travail d’adaptation est conséquent. La pièce est centrée sur deux amis qui veulent passer le réveillon à quatre, avec leur petite amie, dans le même lit. Pour le film, Leconte et Blanc jugent cette trame trop légère et préfèrent développer l’idée d’un chômeur qui s’installe chez un copain, vivant lui-même en couple. Le tout se déroulant dans une France touchée par la précarité.

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Michel Blanc envisage d’attribuer le personnage de Daniel à Gérard Lanvin, qu’il admire beaucoup, mais ce dernier refuse pour prendre de la distance avec le café-théâtre et ses habitués. Christian Fechner, quant à lui, voit Bernard Giraudeau dans le rôle. Une chose que Blanc et Leconte ne souhaitent pas, comme en témoignent les propos de ce dernier :

“Je le voyais comme un jeune premier assez fadasse, une sorte de gendre idéal, joli garçon c’est tout. Et je voulais quelqu’un qui ait plus de caractère. On a fait pas mal d’essais, avec Roger Mirmont par exemple. (…) J’ai rencontré Bernard. Je l’ai trouvé plus intéressant dans la vie que dans les films qu’il avait faits. Et je me suis laissé gagner par la certitude tranquille de Fechner.”

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Le metteur en scène et l’interprète de Guy ne sont finalement pas déçus par l’acteur (un sentiment accentué par les 2,8 millions d’entrées du film). Pour preuve : en 1985, Leconte, Blanc (au scénario) et Giraudeau se retrouvent sur Les Spécialistes (avec également Lanvin !), qui réalise plus de 5,3 millions d’entrées dans les salles françaises.

Notons pour terminer qu’en 1984, Blanc et Lanvin se donnent la réplique dans Marche à l’ombre (la première réalisation du premier) : une comédie sur laquelle Fechner tente, là encore, d’imposer Giraudeau ! Celui-ci se trouvant trop âgé pour le rôle, Lanvin est ravi de se glisser dans la peau du baroudeur François. A sa sortie, le long métrage dépasse les six millions d’entrées.

Sources :

“Michel Blanc, sur un malentendu” d’Alexandre Raveleau, éditeur : Hors Collection / “Secrets de cinéma” de Bruno Cras, Plon.

“J’arrête le cinéma: Entretiens avec Hubert Prolongeau” de Patrice Leconte et Hubert Prolongeau, éditeur Calmann-levy



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