une première reconstitution réalisée dans la Drôme ce mardi


L’homme accusé d’avoir abattu froidement trois femmes en Alsace, en Ardèche et dans la Drôme en janvier est confronté à sa première reconstitution.

Il y a bientôt un an, le 28 janvier 2021, Patricia Pasquion, 54 ans, était froidement abattue dans les bureaux de l’agence Pôle Emploi où elle travaillait comme cheffe d’équipe, à Valence (Drôme). Le principal suspect, Gabriel F., est attendu sur les lieux du crime ce mardi, pour la première reconstitution dans l’affaire dite du «tueur de DRH».

Le mis en cause de 46 ans, originaire de Nancy, doit être extrait de sa cellule et transporté sur place à 9 heures, selon le Dauphiné Libéré . La reconstitution se déroulera en présence du juge d’instruction, de la police scientifique, du médecin légiste, de son avocat ainsi que celui de la famille de la victime.

Célibataire sans enfant ni emploi, Gabriel F., est poursuivi pour avoir tué par balles Patricia Pasquion, puis le même jour Géraldine Caclin, la DRH d’une entreprise en Ardèche dont il avait été licencié en 2010, avant d’être intercepté par la police. Ces faits ont été rapprochés d’un crime commis deux jours plus tôt dans le Haut-Rhin, où la responsable des ressources humaines d’une entreprise, Estelle Luce, avait été retrouvée morte sur un parking. Le 26 janvier en début de soirée, Bertrand M., un autre DRH avait échappé de peu à une attaque à l’arme à feu à son domicile de Wattwiller.

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Des lettres d’adieu

Depuis son placement en détention provisoire, l’homme s’est réfugié dans le mutisme, refusant de donner une explication à son périple meurtrier. Quelques jours après le drame, deux lettres d’adieu avaient été découvertes lors d’une perquisition à son domicile. Les courriers étaient adressés à des proches, notamment à sa mère. «La teneur» des écrits permet de «déduire» une volonté de l’auteur de mettre fin à ses jours, avait à l’époque précisé une source policière à l’AFP.

La piste d’un acte suicidaire laisse présager le pire à la famille de Patricia Pasquion, celui que Gabriel F. soit déclaré pénalement irresponsable. «Cela arrive dans un certain nombre de dossiers judiciaires et ce serait le pire du pire qu’au-delà de la mort, il ne puisse pas y avoir de procès», expliquait au micro de France Bleu l’avocat de la famille, Maître Denis Dreyfus.



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