Une ONG récompense 34 marques, essentiellement en Europe-Agroalimentaire


L’ONG britannique Compassion in World Farming (CIWF) qui milite pour le bien-être des animaux d’élevage, a décerné cette année 34 trophées reconnaissant les efforts d’entreprises du secteur agroalimentaire, de la restauration ou de la distribution, essentiellement européennes, dont huit en France.

Après les 50 trophées décernés l’an passé, le nombre d’« œufs d’or » ou de « vaches d’or » attribués a beaucoup reculé cette année, en raison de l’impact de la crise sanitaire qui a empêché nombre de candidats potentiels de déposer leurs dossiers pour souligner leurs efforts dans l’amélioration du bien-être animal, a indiqué à l’AFP Lucile Bellegarde, membre de l’ONG qui pilote l’opération.

« On a malgré tout de grandes chaînes de restauration qui sont arrivées à remplir les dossiers et ont reçu des prix », comme Hippopotamus ou Flunch en France, Taco Bell aux États-Unis ou CH&CO au Royaume-Uni, a-t-elle ajouté.

Dans le cas des 12 « œufs d’or » décernés, les engagements des sociétés portent en général sur un approvisionnement en œufs issus de poules non élevées en cage. Les supermarchés Aldi et Lidl en Grande-Bretagne et Système U en France ont été primés ainsi que le producteur français de surimi Coraya.

« En France, une vraie tendance se dessine sur les achats d’œufs des ménages dont plus de la moitié viennent depuis 2018 de poules hors cage » s’est réjouie Mme Bellegarde, « mais des progrès restent à faire dans l’industrie agroalimentaire », où encore plus de 70 % des œufs utilisés (connus sous le nom d’ovoproduits car décoquillés et vendus en bidon) sont issus d’élevage en cage.

CIWF a décerné trois « poulets d’or » aux supermarchés Franprix (France), aux Norvégiens REMA 1000 et Norsk Kyllig, et un seul « lapin d’or » au distributeur français Carrefour.

Quatre « veaux d’or » ont récompensé deux chaînes de distribution (Morrisons au Royaume Uni et Schiever, basé dans l’est de la France), et deux (Warrendale Wagyu au Royaume-Uni et Drevon Veaux en Isère en France, fournisseur de la filière qualité de Carrefour).

Dans ce cas, les primés s’engagent à élever leurs veaux en groupe et non isolés dans des petites cases, sur de la paille, et avec un apport en fibres dans leur ration alimentaire.

« La viande blanche de veau privilégiée en France provient du fait qu’on empêche le veau de manger des fibres, son système digestif ne peut pas se développer correctement, il lui faut une alimentation diversifiée » a indiqué Mme Bellegarde.

Cinq « vaches d’or » ont été attribuées, à trois sociétés britanniques, à la firme américaine Philadelphia pour ses activités laitières dans 15 pays européens, et pour la première fois à une société italienne Casearia Sant’Anna, productrice de parmesan.

Les primés s’engagent à laisser les vaches dont elles utilisent le lait ou la viande pâturer au moins 120 jours par an, à ne pas les attacher dans les bâtiments, et à mettre en place un suivi d’indicateur du bien-être animal.



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