Une journée en Enfer a 25 ans ! Saviez-vous que le film a donné de grosses frayeurs au FBI ? – Actus Ciné


Dans “Une journée en enfer”, sorti il y a tout juste 25 ans, le clou du film est le casse de Simon Gruber des stock d’or de la Réserve Fédérale de New York. Un modus operandi jugé tellement réaliste et précis que le FBI s’en inquiéta…

Gaumont Distribution

C’est un peu le genre d’anecdote qu’on est toujours content d’apprendre, même 25 ans après la sortie du film. Plus encore si l’on est fan de la 3e aventure de John McClane, Une journée en enfer, signé par un John McTiernan au sommet de sa forme. Revoici la bande-annonce, pour le plaisir :

Pour rappel, le but suprême de Simon Gruber dans le film, c’est de littéralement vider les coffres du sous-sol de la Réserve Fédérale de New York, qui abritent des piles de lingots d’or à faire pâlir un émir. Ci-dessous, une capture d’écran de la séquence en question, pour resituer un peu les choses :

Twentieth Century Fox

Lorsqu’on parle de montagnes d’or, on plaisante à moitié. Sont effectivement stockées dans les sous-sol du bâtiment de la Réserve Fédérale, situé à côté du quartier de Wall Street à New York, plus de 6700 tonnes d’or, soit plus de 530.000 lingots. Le poids de ce stock est tellement énorme que la salle des coffres a dû être construite très profondément : le sol d’un étage se serait effondré sous ce poids. C’est le stock de lingots le plus important au monde.

A noter par ailleurs que si la Réserve Fédérale abrite ces lingots, ce n’est pas pour autant son or, ni celui du gouvernement ou de la ville de New York. La Fed stock et protège cet or au nom du gouvernement fédéral, gouvernements étrangers, d’autres banques centrales, organisations internationales, ect…En fait, cet or est en réalité possédé par 122 titulaires de comptes, très divers. Si vous êtes de passage à New York, vous pouvez même la visiter.

Histoire de vous donner un aperçu, voici une photo d’une toute petite partie de ce stock :

Federal Reserve Bank via Bloomberg

Dans Une journée en enfer, le sous-sol de la Réserve Fédérale fut construit sur un plateau, sous la supervision de Jack De Govia. Comme l’explique le scénariste du film, Jonathan Hensleigh, “ce décor était très très ressemblant avec les vrais sous-sols de la Réserve Fédérale, à quelques petits détails près. On y trouve les mêmes allées sans charme particulier, pas vraiment des choses High Tech”.

Un souci du détail et une connaissance qui n’était en fait pas de nature à rassurer le NYPD, la Police de New York, ainsi que le FBI. C’est que Hensleigh passa en effet du temps à se documenter sur le sujet. Tellement que le FBI demanda à le rencontrer durant la phase de pré-préoduction du film. “Lorsque le script fut minutieusement relu par les autorités de New York, le NYPD devait apparemment le lire aussi, pour un certain nombre de raisons. Un jour, j’ai reçu un coup de fil du FBI. Ils étaient en fait extrêmement préoccupés sur le fait que j’en sache autant sur les lieux de la Réserve Fédérale, et le fait que les coffres situés dans son sous-sol étaient extrêmement proches d’un segment de métro, mais aussi à propos de la logistique autour d’un aqueduc souterrain [le segment par lequel Simon s’échappe avec ses camions], etc”.

Hensleigh leur a alors fait une réponse désarmante à cet interrogatoire. “Ecoutez les gars, la raison pour laquelle je connais bien à quoi ressemble les coffres de la Réserve Fédérale, c’est parce qu’on m’a laissé descendre pour les voir. On nous les a montré ! La raison pour laquelle je sais qu’il y a une station de métro juste à côté et un tunnel qu’on peut emprunter, c’est parce qu’on m’a montré les plans. Et la raison pour laquelle je savais qu’un aqueduc passait sous Manhattan et était empruntable par des camions, c’est parce que j’avais lu un article dans le New York Times sur ce sujet. Donc non, je ne suis pas à la solde d’un groupe de terroristes afghans. Je n’ai aucun petit secret que je ne devrais pas avoir”.

Reste que l’interrogatoire mené par le FBI ne l’a pas franchement rassuré : “pendant une bonne dizaine de minutes, j’ai vraiment, vraiment eu les jetons. J’ai même cru qu’ils allaient m’arrêter”. Le FBI donnera finalement son feu vert, avec en prime ce sympathique commentaire : “ca va vous paraître dingue, mais quelqu’un pourrait vraiment mettre en pratique le modus operandi du vol [décrit dans le script]. Nous allons avoir une petite réunion sur le sujet, et discuter sur la manière dont nous pourrions améliorer la sécurité du site pour que cela n’arrive jamais”.



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