un million de coordonnées bancaires manquent pour verser la prime


D’après l’Urssaf, les informations bancaires de 500.000 indépendants et de 500.000 salariés à domicile n’ont pas été communiquées. Sans celles-ci, la prime ne pourra pas leur être versée.

L’«indemnité inflation» de 100 euros, annoncée en octobre et destinée à 38 millions de personnes, a commencé à être versée depuis lundi dernier. Mais dans un entretien accordé au Parisien, le directeur de l’Urssaf, Yann-Gaël Amghar, pointe un problème crucial pour son versement : « il nous manque les coordonnées bancaires de 500.000 indépendants et de 500.000 salariés à domicile ».

L’Urssaf est en effet en charge de distribuer directement cette prime aux indépendants et aux salariés à domicile, ce qui représente pas moins de 3 millions de personnes. «Sur les 3,8 millions d’indépendants (autoentrepreneur compris), la moitié peut en bénéficier. C’est-à-dire qu’ils gagnent moins de 2000 euros nets par mois. Chez les salariés à domicile, plus de 90 % sont éligibles, soit environ 900.000 de personnes», a précisé Yann-Gaël Amghar.

Selon lui, un premier versement a été effectué, mercredi dernier, à 660.000 indépendants et l’indemnité inflation sera versée à 380.000 salariés à domicile ce lundi et à 700.000 autoentrepreneurs ce mercredi. Mais pour pouvoir réaliser le versement, l’organisme a impérativement besoin des coordonnées bancaires des bénéficiaires. « Concrètement, il nous manque les informations bancaires de 500.000 indépendants et de 500.000 salariés à domicile. Si les personnes éligibles à la prime ne nous communiquent pas leurs coordonnées bancaires, ils ne recevront pas les 100 euros », prévient le directeur de l’Urssaf.

Une campagne de relance a déjà été envoyée par email ou par courrier aux salariés à domicile et une nouvelle sera lancée début janvier pour les indépendants. « L’idée que nous avons retenu est de verser au plus vite, en décembre, à ceux dont nous avons toutes les données bancaires. Et de faire des vagues de versement ultérieures pour les autres », explique Yann-Gaël Amghar, directeur de l’Urssaf.



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