un homme «impulsif» selon les experts


Plusieurs experts ont décrit jeudi 18 novembre devant la cour d’assises de Bastia le détenu jugé pour avoir attaqué deux gardiens en 2018 à la prison de Borgo (Haute-Corse) comme étant «calme» mais «impulsif» et susceptible de «surréagir». Le 19 janvier 2018, Morad Akaouch, avait gravement blessé deux gardiens, en les frappant à de multiples reprises à la tête, au niveau des cervicales et aux clavicules.

Selon un expert psychiatre l’accusé est «indemne de troubles mentaux majeurs» mais présente «une susceptibilité particulière» et un «caractère impulsif et réactif» qui l’ont amené à «surréagir» le jour des faits. «Il évoluait aussi dans un contexte particulier où on le prenait pour un terroriste», a-t-il précisé, indiquant avoir «ressenti de l’exaspération de cet étiquetage de terroriste».

Un détenu «stoïque et fataliste»

Un enquêteur de personnalité, ancien commandant de la police judiciaire, a ensuite décrit un «détenu très calme», plutôt «stoïque et fataliste», qui s’exprimait de «manière courtoise» et «ne se dérobait pas». «Il n’avait aucune réticence à répondre avec beaucoup de spontanéité, ce qui contrastait avec les mesures de sécurité mise autour de lui» lors de l’audition.

Après avoir demandé «pardon» au premier jour du procès, Morad Akaouch avait expliqué son acte par un accès de colère après avoir été «harcelé». Selon l’enquêteur de personnalité ces excuses étaient a priori «sincères»: «ce n’est pas quelqu’un qui se dérobe».

L’audition des deux gardiens agressés devrait avoir lieu jeudi après-midi, les réquisitions et le verdict étant attendus vendredi. Morad Akaouch encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L’agression de Borgo avait eu lieu quelques jours après l’attaque par un détenu jihadiste de trois gardiens à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) qui avait déclenché un vaste mouvement social des agents pénitentiaires pour davantage de sécurité.


À VOIR AUSSI – L’insécurité est-elle en hausse en France?



Source link