Un gynécologue parisien soupçonné de viol mis en retrait de ses responsabilités


Spécialiste de l’endométriose, chef de service gynécologique-obstétrique et médecine de la reproduction à l’hôpital Tenon, Emile Daraï est visé par au moins deux plaintes.

Emile Daraï, gynécologue renommé de l’hôpital Tenon à Paris visé par une enquête judiciaire pour «viol sur mineur de plus de 15 ans», est mis en «retrait de ses responsabilités de chef de service et de responsable pédagogique», ont annoncé vendredi 8 octobre l’AP-HP et Sorbonne Université.

Ces deux institutions avaient décidé le 20 septembre de déclencher une enquête interne. «Pour que cette enquête puisse se dérouler dans la plus grande sérénité, l’AP-HP et Sorbonne Université ont acté avec le Pr Émile Darai son retrait de ses responsabilités de chef de service et de responsable pédagogique», indiquent-elles dans un communiqué. «La situation du Pr Émile Daraï sera réexaminée au vu des conclusions de l’enquête interne. La date précise de rendu de l’enquête, prévue avant la fin octobre 2021, dépendra du nombre d’auditions à programmer, avec le cas échéant un rapport intermédiaire si la mission l’estime possible», poursuit le texte.

Deux plaintes contre lui

Spécialiste de l’endométriose, chef de service gynécologique-obstétrique et médecine de la reproduction à l’hôpital Tenon, Emile Daraï est visé par au moins deux plaintes, a appris l’AFP de source judiciaire. Le parquet de Paris a ouvert le 28 septembre une enquête judiciaire pour «viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans». Les investigations ont été confiées à la Brigade de protection des mineurs. Interrogé par l’AFP fin septembre, le Pr Daraï avait indiqué: «Je récuse les faits et me remets aux conclusions de l’enquête conjointe de l’AP-HP et de Sorbonne Université». Le médecin, qui consulte toujours, a été accusé par plusieurs ex-patientes de pratiquer des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander le consentement.

Les actes violents subis par les femmes durant le suivi gynécologique et obstétrical ne sont «pas des faits isolés» en France et appellent à une «prise de conscience» des pouvoirs publics, concluait en juin 2018 un rapport du Haut conseil à l’égalité sur ce sujet polémique.

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