Un bouclier tarifaire pour faire face à la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité


Pour éviter que la hausse exceptionnelle des prix de l’énergie pèse sur les ménages, le Premier ministre Jean Castex, invité au 20 heures de TF1, a annoncé plusieurs mesures ce jeudi 30 septembre. 

Un « chèque énergie » supplémentaire

Un chèque énergie supplémentaire de 100 euros sera versé au mois de décembre aux 6 millions de ménages aux revenus les plus modestes, c’est-à-dire aux les personnes déjà bénéficiaires du « chèque énergie » :

  • Il s’ajoute au chèque versé au printemps 2021 et à celui du printemps 2022 (d’un montant moyen de 150 euros) ;
  • Simplifié, ce chèque est reçu automatiquement, par tous les ménages éligibles (chauffage au gaz, à l’électricité, au fioul ou au bois).

Gel des tarifs réglementés du gaz

Cette mesure risque cependant de ne pas suffire, c’est pour cette raison que le Premier ministre a par ailleurs décidé de bloquer le tarif réglementé de vente du gaz.

« Concrètement, tout l’hiver prochain, le tarif réglementé du gaz ne dépassera jamais le tarif d’octobre 2021 », a déclaré Jean Castex.

Cette mesure a pour but de protéger le pouvoir d’achat des Français.

Limitation de la hausse du tarif réglementé de l’électricité à 4 % début 2022

Partout en Europe, et a fortiori en France, l’augmentation du prix du gaz a des conséquences sur le prix de l’électricité. En effet, une partie de l’électricité produite et importée est produite à partir de centrales à gaz.

Pour éviter cette hausse mécanique du prix de l’électricité, Jean Castex s’est engagé à ce que les tarifs réglementés de vente de l’électricité n’augmentent pas d’ici la fin de l’année 2021.

Une légère hausse sera néanmoins nécessaire en 2022. « Le Gouvernement fera en sorte que cette hausse, qui interviendra début 2022, ne dépasse pas 4% du tarif », a assuré le Premier ministre.

Pour un Français se chauffant à l’électricité, cette augmentation se matérialisera sur sa facture à hauteur de 5 euros par mois.

Réduire notre dépendance au gaz naturel

– réduisant les facteurs de chauffage grâce à la rénovation énergétique des bâtiments (MaPrimeRénov’) ;
– accélérant la substitution du gaz naturel par d’autres énergies produites en France et qui n’émettent pas de gaz à effet de serre (électricité, biomasse, hydrogène) ;
– développant la production de biogaz (méthaniseurs).



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