Trois mètres au-dessus du ciel (Summertime) : que vaut la série Netflix sur fond de romance adolescente ? – News Séries à la TV


Loin de la provocante “Baby”, la nouvelle série italienne de Netflix, “Trois mètres au-dessus du ciel” raconte l’histoire d’amour entre deux ados issus d’univers différents. Cette adaptation du best-seller de Federico Moccia mérite-t-elle le détour ?

Netflix

De quoi ça parle ?

Summer et Ale, deux adolescents issus de milieux très différents, tombent amoureux pendant un été en Italie sur la côte adriatique.

Trois mètres au-dessus du ciel, inspirée du roman éponyme de Federico Moccia.

Avec Coco Rebecca Edogamhe, Ludovico Tersigni, Andrea Lattanzi, Amanda Campana, …

Disponible depuis le 29 avril sur Netflix. 4 épisodes vus sur 8.

À quoi ça ressemble ?

 

Ça vaut le coup d’oeil ?

Déjà transposé à plusieurs reprises sur grand écran (notamment en Espagne en 2010 sous le titre Twilight Love), le best-seller Trois mètres au-dessus du ciel, écrit par le romancier Federico Moccia en 1992, a droit à sa première adaptation en série grâce à Netflix. Mais du matériau original il ne reste plus grand-chose dans cette romance adolescente en huit épisodes qui reprend simplement le postulat de base – une lycéenne modèle qui s’éprend d’un jeune motard en rupture avec sa famille – et gomme tout l’aspect dramatique et tragique du roman qui voyait les héros, Sabi et Step, ainsi que leur bande d’amis, franchir toutes les limites et se perdre dans une spirale destructrice à grands coups de courses de motos effrénées. Du moins si l’on se réfère aux quatre premiers épisodes que nous avons visionné et aux synopsis des quatre suivants disponibles sur la plateforme de streaming.

Semblable à bien trop de films romantiques américains sans saveur, Trois mètres au-dessus du ciel (dont le titre à l’international est Summertime) se révèle vite dépourvue de profondeur et d’originalité. Les situations sont pour la plupart vues et revues, le rythme est bien trop lent pour une série composée seulement de huit épisodes de 40 minutes, et l’on peine à réellement s’attacher aux deux héros, Summer et Ale, qui ne sont certainement pas aidés par le manque d’alchimie flagrant entre leurs interprètres, Coco Rebecca Edogamhe et Ludovico Tersigni (déjà repéré dans la version italienne de Skam). Les scénaristes ont beau essayer de creuser les failles de cette lycéenne parfaite qui souhaite plus que tout donner un sens à sa vie et de ce champion de moto “un brin” rebelle qui s’oppose à sa famille suite à sa décision de laisser les compétitions derrière lui, la mayonnaise ne prend pas. Et cette romance naissante, qui évoque autant Marissa et Ryan de Newport Beach, que Nathan et Haley des Frères Scott ou Nadia et Guzman d’Elite (vous voyez le genre, la gentille fille et le bad boy en somme), n’arrive jamais vraiment à passionner. Faute d’enjeux certainement et de vrais rebondissements.

Malgré un bande-son travaillée, une image plutôt léchée, un effort de diversité notable au niveau du casting, en comparaison avec les précédentes adaptations du roman, et quelques personnages secondaires plus intéressants (Dario et Sofia) qu’on aurait aimé davantage développés, Trois mètres au-dessus du ciel tombe malheureusement dans la catégorie des séries vite vues et vite oubliées du catalogue de Netflix et ne saurait convaincre que les téléspectateurs les moins exigeants. Car même au-dessus du ciel, le constat est sans appel : il n’y a vraiment rien de nouveau sous le soleil de cette bluette inoffensive mais peu inspirée. On a vu mieux ailleurs 100 fois, et dans le genre des séries ados l’autre nouveauté mise en ligne cette semaine sur Netflix, Mes Premières fois, bourrée de coeur et d’humour, est bien plus recommandable.



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