Tour de plaine – Le point sur l’état des colzas en sortie hiver


Après la vague de froid de mi-février, les experts Terres Inovia font le point sur les dégâts observés dans les parcelles de colza en sortie hiver. En général, on observe une belle reprise de végétation des parcelles, mais cela varie selon différents paramètres. L’institut technique recommande désormais d’être vigilant face aux ravageurs de printemps, et notamment les méligèthes.

« Suite aux conditions douces de début mars, on observe une belle reprise de végétation des colzas. Mais la situation reste très hétérogène selon les parcelles et les secteurs », observe Michael Geloen, ingénieur de développement Terres Inovia pour la région Bourgogne Franche-Comté. En cause notamment : la période de gel que l’on a connue mi-février.

Situation hétérogène selon les secteurs

« En Lorraine, Alsace et Haute-Marne, cela laissait craindre le pire, alors que les surfaces de colza sont historiquement basses cette campagne, indique Aurore Baillet, ingénieur de développement de l’institut technique pour ce secteur. Certes le vent, l’absence de neige et le stade des colzas expliquent une partie des destructions foliaires des plantes, mais les parcelles les plus impactées sont surtout celles concernées par la présence de larves de grosses altises et de charançons du bourgeon terminal. 

« La pression ravageurs en Bourgogne, historiquement la plus touchée est en retrait par rapport aux années précédentes. C’est la Franche-Comté, par contre, qui nous inquiète le plus avec une augmentation assez significative de la présence de larves dans les colzas et la présence de dégâts visibles en parcelles en sortie d’hiver », ajoute Michael Geloen. 

2 000 ha de colza pourraient être retournés en Lorraine et en Haute-Marne

Vis-à-vis des constats, on peut se poser la question « s’il faut retourner ou non son colza ». Pour Michael Geloen, « des retournements seront sans doute observés, mais resteront vraiment limités aux parcelles les plus impactées ».

En Lorraine et en Haute-Marne, cela pourrait tout de même concerner 2 000 ha, selon Aurore Baillet. « Les colzas « handicapés » mais viables ont, eux, tout intérêt à être conservés dans un contexte de prix graines très attractif », ajoute l’experte. « À cela, s’ajoutent les frais déjà engagés dans la culture et les températures clémentes depuis début mars, qui facilitent la reprise du colza », précise Nicolas Latraye, ingénieur de développement Terres Inovia, basé à Estrées-Mons (Somme).

Pour prendre sa décision, « il faut aussi prendre en compte la disponibilité en semences de la nouvelle culture choisie et la compatibilité avec les herbicides déjà appliqués en prélevée et post-levée sur les colzas », complète Bastien Remurier, également ingénieur de développement, pour les secteurs de la Champagne et de la Seine-et-Marne.

Attention désormais à la pression méligèthes

Pour la suite de la campagne, Nicolas Latraye recommande de « bien suivre l’évolution des ravageurs de printemps, comme les méligèthes ».

« En particulier pour les colzas peu vigoureux, complète Bastien Remurier. Déjà affectés par les risques larvaires et les dégâts de gel, ces derniers vont voir leur potentiel affecté sinon. Autrement, des phénomènes de compensation vont se mettre en œuvre, mais cela va aussi dépendre des conditions météo à venir… »

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Voir les vidéos des interlocuteurs Terres Inovia sur le sujet.





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