Steve McQueen : 8 choses à savoir sur l’acteur-cascadeur – Actus Ciné


Cela fait aujourd’hui 40 ans que Steve McQueen nous a quitté, l’occasion de découvrir certains faits et anecdotes méconnus sur cet acteur dont le visage et la blonde chevelure ont marqué les années 60 et 70 du cinéma américain.

Capture d’écran

Il a failli être Rambo

Steve McQueen fait partie des nombreux acteurs a avoir été envisagés pour jouer John Rambo dans First Blood, l’histoire d’un militaire américain de retour aux Etats-Unis traumatisé par la guerre du Vietnam. A l’époque, Burt Lancaster devait jouer le shérif et le film devait être réalisé par Sydney Pollack, qui s’opposa à l’engagement de McQueen. Au milieu des années 70, McQueen avait en effet 45 ans, âge que le metteur en scène a jugé trop avancé pour le rôle de Rambo, jeune vétéran de la guerre.

Il se serait crashé en voiture pour avoir un rôle

Pendant le tournage de la saison 2 de la série Au nom de la loi, Steve McQueen est contacté par le réalisateur John Sturges pour incarner l’un des rôles de son prochain film, Les Sept mercenaires, une relecture westernienne des Sept samouraïs d’Akira Kurosawa. Problème : Steve McQueen est lié par contrat à la chaîne CBS et ne peut pas aller tourner dans ce qui allait être son premier véritable succès. La légende veut que l’acteur ait loué une Cadillac et foncé dans la banque de Boston afin que le tournage de la série soit mis en pause et qu’il puisse tourner Les Sept mercenaires. La réalité est plus banale, McQueen dût intensivement négocier que le tournage d’Au nom de la loi soit accéléré afin de pouvoir avoir le temps de tourner ce western.

Paramount Home Entertainment
Steve McQueen dans “Le Mans”

Une jeunesse rebelle

L’acteur a eu une enfance difficile puisqu’à partir de ses huit ans, il vit avec sa mère (il était auparavant élevé par ses grands-parents) et ses beaux-pères successifs le battent. McQueen préfère donc vivre dans la rue, et fait la connaissance d’un gang avec lequel il commet plusieurs délits. Il est même appréhendé en train de voler des enjoliveurs ! Il fait ensuite plusieurs petits boulots et finit par s’engager chez les Marines de 1947 à 1950. C’est avec l’argent gagné à l’armée qu’il pourra se payer sa formation de comédien à New York.

Il a sauvé un film !

Lors du tournage de Papillon, les producteurs n’avaient pas réuni le budget avant de donner le premier coup de manivelle. Au fur et à mesure que les rushs leur arrivaient, ils présentaient des images à des acheteurs potentiels et envoyaient ensuite l’argent pour que le tournage puisse continuer. Mais il est arrivé un moment où la machine s’est grippée et l’équipe a dû travailler trois semaines sans toucher de salaire. Lorsque McQueen a été mis au courant, il a indiqué qu’il ne tournerait plus tant que tout le monde ne serait pas payé. Et dès lors, la production a fait le nécessaire pour régler la situation.

Il voulait le contrôle créatif de ses films

McQueen s’est souvent brouillé avec des réalisateurs sur les tournages de ses films pour obtenir le contrôle créatif qu’il souhaitait. C’est dans ce contexte qu’il a participé à une aventure éphémère et idéaliste : First Artists. Créée en 1969 avec Paul NewmanBarbra Streisand et Sidney Poitier comme stars impliquées, la First Artists avait décidé de donner aux acteurs le contrôle de leurs films en échange d’un engagement à tourner trois films pour le studio et d’une réduction de leur salaire. En 1971, Steve McQueen rejoint l’entreprise et tourne Guet-Apens (1972), Un ennemi du peuple (1978) et Tom Horn (1980), le dernier film produit par le studio.

Youtube/Viben On Films
Le petit-fils de Steve McQueen, Steven R. McQueen

Son petit-fils est dans le métier

Si vous êtes fans de Vampire Diaries, vous connaissez sûrement Steven R. McQueen, qui y interprétait Jeremy Gilbert durant six saisons. Il a d’ailleurs repris ce rôle dans le spin-off du show, intitulé Legacies. McQueen jouait également un second rôle dans Piranha 3D et le premier rôle du téléfilm Deux jours pour une demande en mariage, dans lequel il donnait la réplique à Poppy Drayton.

Il ne s’est pas fait que des amis !

Doté d’un caractère bien trempé, McQueen s’est souvent heurté à ses partenaires à l’écran. Dès le tournage des Sept mercenaires en 1960, il est choisi par Yul Brynner, la star du film, pour tenir l’un des deux autres rôles principaux. Mais Brynner s’en mordra les doigts, considérant que sur le plateau, McQueen cherche à attirer l’attention sur lui, en faisant des petits gestes en arrière-plan afin qu’on le remarque. Le tournage sera tout sauf cordial.

MGM
Yul Brynner et Steve McQueen dans “Les 7 mercenaires”

McQueen n’accrochera pas non plus au jeu de Dustin Hoffman sur Papillon, aura une rivalité avec Paul Newman pendant La Tour infernale et ce, jusqu’à leur place sur l’affiche, avec le nom de Newman en tête et McQueen en dessous mais… placé le plus proche possible de celui de son rival professionnel ! Quelques années plus tard, ayant le contrôle créatif du film Tom Horn, l’acteur se fâchera avec trois réalisateurs successifs (Don Siegel, Elliot Silverstein, James William Guercio) avant que le film puisse être terminé par William Wiard. Sur le tournage de Guet-apens, le réalisateur Sam Peckinpah fera lui aussi les frais du fait que McQueen avait le cut final du film. Il confiera : “[McQueen] a choisi tous ces plans Playboy de lui. Il s’est fait plaisir avec tous ces plans de beau gosse”.

Cependant, McQueen restera ami avec Paul Newman, et avec le temps se réconciliera avec Yul Brynner.

Il faisait ses propres cascades

De Bullitt à La Grande évasion, ses cascades en voiture ou en moto ont fait la renommée de Steve McQueen, comme en témoigne ce montage, réalisé par nos soins, car en matière de cascades, des images valent mieux qu’une longue tirade !

 

 



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