Signes officiels de qualité – AOP, IGP, Label Rouge … Quelles différences ?


En France, un tiers des exploitants agricoles produisent au moins un signe de qualité des produits alimentaires, comme les AOP, les IGP ou encore le Label Rouge, qui remplissent les rayons en magasin.

Mais à cause de la sécheresse et des épisodes de canicules, de nombreux producteurs ne sont plus en mesure de respecter les exigences des cahiers de charges, les éleveurs étant les plus exposés à cause de l’herbe qui ne pousse plus.

En conséquence, l’Inao, l’Institut national de l’origine et de la qualité, en charge des signes officiels de qualité (SIQO), reçoit des demandes de dérogations, accepté lorsqu’ils démontrent que la qualité du produit final n’est pas amoindrie.

Quatre dérogations ont été acceptées en AOP, pour le piment d’Espelette, le fromage Saint-Nectaire et deux AOP viticoles en Bordeaux, mais près d’une dizaine de demandes sont en cours de traitement par l’Inao.

Au total, il existe six signes officiels reconnaissant la qualité et l’origine (SIQO) d’un produit alimentaire ou viticole.

L’appellation d’origine contrôlée (AOC), identifiant un produit régional issu de la combinaison d’une production et d’un terroir à travers le savoir-faire humain.

L’appellation d’origine protégée (AOP), qui est la déclinaison européenne de l’AOC pour les produits agroalimentaires et laitiers. L’hexagone compte 101 produits AOP agroalimentaires, dont la moitié sont des produits laitiers et 363 AOP viticoles. L’ensemble des produits sous AOP a généré plus de 22 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, selon l’Inao.

L’indication géographique protégée (IGP), signe de qualité européenne, au nombre de 146 dans le pays, a réalisé un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros en 2020. L’IGP identifie un produit dont les phases de l’élaboration ne sont pas nécessairement issues de sa zone géographique mais qui bénéficie d’un lien à un territoire et d’une notoriété.

Le Label Rouge (LR), qui garantit un niveau de qualité supérieure par rapport aux produits similaires, a réalisé 1,6 milliard d’euros de ventes en 2020.

Assez peu développée, la spécialité traditionnelle garantie (STG) protège quant à elle une dénomination traditionnelle liée à une technique d’élaboration sans lien géographique.

Enfin, l’agriculture biologique (AB), qui concernait 87.600 exploitations agricoles en 2021, désigne un mode de production dont est issu un produit certifié et qui atteste que ses pratiques culturales d’élevage excluent les produits chimiques de synthèse, limitent les intrants, respectent les équilibres naturels et le bien être animal. Le marché de l’alimentation bio en France a réalisé 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021.

Ces six critères font l’objet de contrôles assurés par des organismes tiers et indépendants reconnus par l’Inao, qui supervise le dispositif de contrôle.



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