Quand les artistes passent à table


Chaque époque a ses manières de manger et ses codes de table. Le festin ou banquet en est l’acmé. Spectaculaire, sophistiqué, exubérant, il a très tôt suscité la gourmandise des artistes, qui ont immortalisé dans leurs œuvres ce phénomène éphémère par essence. Dans les civilisations anciennes, le banquet joue un rôle de premier ordre en ayant une fonction sociale, politique et religieuse. Les scènes figurées sur les bas-reliefs, peintures murales, céramiques et jusque sur des sceaux-cylindres de l’époque sumérienne remontant au IIIe millénaire avant notre ère, nous en montrent les multiples facettes. Chez les Mésopotamiens, une victoire militaire pouvait donner lieu à un banquet aussi grandiose que celui représenté sur l’étendard d’Ur. La célèbre mosaïque (2500 avant notre ère) conservée au British Museum déploie une procession de serviteurs, de marchandises et d’animaux, qui démarre dans son registre inférieur pour remonter jusqu’à celui du festin où le roi assis, coupe à la main, trinque avec ses invités, tout en écoutant de la musique. Un tel événement affirmait le prestige, la magnificence et la place du souverain dans la société.

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