Pourquoi les étrangers en situation illégale ne sont presque jamais expulsés


DÉCRYPTAGE – Faute de coopération des pays sources, mais aussi par manque de volonté politique, à peine un éloignement de clandestin sur dix est exécuté. Ce qui enracine jusqu’à 100.000 illégaux de plus par an sur le territoire.

OQTF: obligation de quitter le territoire français. Une contrainte toute relative, si l’on en juge par le nombre de mesures signifiées aux clandestins et réellement exécutées: «Seulement un dixième des obligations de quitter le territoire français prononcées par les préfets sont exécutées dans l’Hexagone, alors que les éloignements forcés hors de l’espace Schengen sont à peine quelques milliers par an», rappelait récemment le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti (lire nos infographies ci-dessous). Dans le même temps, il estime à «plus de 450.000» les «étrangers sans droit ni titre qui se maintiennent sur le territoire national». Éric Zemmour, lui, évoque une fourchette «entre 400.000 et 800.000» illégaux. Une chose est certaine: ceux qui perçoivent l’aide médicale d’État (AME) étaient plus de 334.000 en 2019, avant la crise du coronavirus. Et tous les clandestins n’en sont pas bénéficiaires. Le coût de cette seule aide dépasse le milliard d’euros par an.

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