Plantes vivaces, nos nouveautés pour le printemps 2020


La nature ne manque pas d’imagination, ni les horticulteurs passionnés. Et au jardin, on aime la nouveauté ! Parmi une gamme de vivaces qui s’enrichit chaque année, notre équipe a choisi de vous présenter quelques pépites. Ce sont des plantes belles et rares ou tout simplement généreuses et faciles, souvent originales, qui méritent d’être découvertes. Les voici :

Très remarquée au Plantarium en 2018, la sauge ‘Amethyst Lips’ est une version plus romantique de la pétulante ‘Hot Lips‘. Tout aussi originale, cette variété est sans doute plus facile à associer dans les massifs de fleurs. Sa floraison change de couleur en fonction de la température ambiante, passant du blanc au blanc et violet puis au violet pur. Ce petit buisson qui fleurit pendant plusieurs mois possède une présence unique, en massif comme dans un grand pot sur la terrasse.

Rustique jusqu’à -10 °C, elle s’avère robuste, économe en eau et de faible entretien.

Pour la mettre en valeur, choisissez par exemple des feuillages argentés (Helichrysum italicum, Artemisia ludoviciana ‘Silver Queen‘). Son association avec les asters d’automne Aster laevis ‘Calliope‘ ou Aster turbinellus est fantastique.

Sélectionnée récemment en Afrique du Sud, cette petite agapanthe de 60 cm de hauteur en fleur s’est vue décerner l’une des plus prestigieuses récompenses : la Médaille de Bronze au RHS Chelsea Flower Show en 2019. Elle est unique par le coloris bicolore de ses fleurs en trompettes, bleues à la base, mais blanches à leur extrémité, conférant à l’ensemble un effet bicolore d’une grande vivacité. ‘Fireworks’ fleurit généreusement en été, sur des tiges courtes, insensibles au vent.

Parfaite en bordure de terrasse ou de massif, mais aussi en bac, sur la terrasse ou le balcon ! Pour l’accompagner, pensez aux autres variétés compactes bleues, mauve ou blanches, les graminées… ou dans un décor exotique aux Kniphofias et aux Hémérocalles par exemple.

Cette nouvelle variété de chataire nervurée, qui ne dépasse pas 30 cm de hauteur, est idéale pour le fleurissement des petits espaces et des jardinières ensoleillées. De ce petit buisson touffu au feuillage aromatique émergent, de juillet à octobre, une profusion d’épis chargés de fleurs, plus grandes que chez les autres variétés, d’un coloris bleu vif poétiquement qualifié de ‘Neptune’, en réalité presque outremer.

N’hésitez pas à la planter en masse en bordure de massif avec d’autres plantes basses, ou dans les potées fleuries, avec des lobélias blancs ou roses, ou un Diascia ‘Genta Papaya’ orange, pour le contraste. Cette petite vivace sans exigence est aussi une bien jolie compagne pour les rosiers anciens et les rosiers couvre-sol !

Cette plante vivace n’est pas des plus faciles à cultiver, mais elle peut constituer un décor permanent et peu banal dans les rocailles mi- ombragées, pas trop sèches en été, mais parfaitement drainées et donc assez sèches en hiver. Évoquant des digitales, ses fleurs tubulaires blanc ivoire à gorge jaune surpassent en beauté celles de ses cousines de nos sous-bois, et elles se renouvellent du printemps à l’automne. Lorsque son beau feuillage gaufré persiste en hiver, il apporte un peu de couleur au jardin.

Au soleil tamisé, au pied des arbres, le Rehmannia ‘Polina’ s’associe aux primevères candélabres, aux épimediums, ou au géranium vivace macrorrhizum. On peut aussi le marier à des fougères comme le plumeux Polystichum setiferum ou encore la belle japonaise Athyrium niponicum Pictum, qui formera un bel écrin pour sa floraison exotique.

Issue de la nouvelle collection ‘Cocktail’, cette Benoîte ne dépasse pas 35 cm de hauteur, mais fleurit généreusement de mai à août. Ses corolles semi-doubles et chiffonnées, portées par des tiges florales colorées de pourpre, arborent un flamboyant dégradé de rouge orangé à jaune qui ne passe pas inaperçu dans les massifs.

À mi-ombre, toutes les nuances chaudes seront mises en valeur par la luminosité des alchémilles, et tempérées par la délicatesse des fleurs bleues des campanules, du myosotis ou encore des Polemonium. Au soleil, elle se mariera parfaitement aux Hémérocalles, aux Rudbeckias, et aux tendres Scabieuses.

Rustique et facile à vivre, cette gracieuse vivace se contente d’une terre de jardin légère et pas trop sèche.

Cette superbe digitale chinoise et une plante vivace rare, un tantinet frileuse (elle périt en dessous de -7 °C), recherchée pour le charme exotique de ses grandes fleurs tubulaires jaune poussin rehaussées par une gorge délicatement tachetée de rouge cuivré. Elles paraissent en automne, au-dessus d’un feuillage luxuriant et épais, qui persiste plus ou moins en hiver.

Appréciant les sous-bois pas trop secs et les hivers doux, le Titanotrichum oldhamii réussira dans les jardins bretons ou normands pas trop éloignés de l’océan. Ailleurs, les amateurs de plantes rares la cultiveront en pot pour pouvoir l’abriter dans une serre froide.

Son look exotique pousse à l’associer avec des plantes aussi dépaysantes, telles que les étonnantes Digiplexis. De nombreuses fougères comme les Cyrtomium ou les Dryopteris wallichiana compléteront cette ambiance !

Si on ne présente plus les innombrables primevères asiatiques qui animent les lieux frais à humides du printemps à l’été, la primevère ‘Alison Holland’ mérite que l’on s’arrête un instant sur la beauté et l’originalité de sa floraison. Entre mai et juillet s’élèvent de son feuillage en rosettes de magnifiques épis coniques et dodus où se serrent des fleurs d’un blanc parfaitement pur.

Vivace à vie brève, la primevère vialii ‘Alison Holland’ est une jolie plante de mi-ombre et de sols frais à humides, non calcaires : ses fleurs blanches resplendiront aux abords des bassins en compagnie d’autres élégantes de lieux frais et humides, telles que les hostas, les Iris de Sibérie, les Acorus ou les Carex, et des petites fougères. 

Trop peu connue, cette vivace asiatique est une plante qui cache sous ses allures précieuses un tempérament robuste. Un peu à la manière du lierre, elle forme un tapis vigoureux de feuilles en forme de cœur qui persistent lorsque l’hiver n’est pas trop rude, et s’orne de jolies fleurs bleu lavande agréablement parfumées d’avril à juin, selon les régions.

Capable de tenir en respect les mauvaises herbes, ce Meehania s’installe volontiers dans les endroits ombragés, même assez secs, par exemple sous les grands arbres. Dans cet usage, vous pourrez l’associer par exemple aux Géraniums vivaces macrorrhizum, aux tiarelles et aux épimédiums qui apprécient les mêmes ambiances.

Ce rodgersia hybride est l’un des plus élégants par ses coloris, et le plus spectaculaire par ses dimensions. C’est une vivace architecturale qui révèle ses plus beaux atours dans les lieux humides et ombragés qu’elle affectionne : un feuillage palmé et luisant de marronnier rougissant à l’automne, et une floraison estivale remarquable, en très grandes panicules nuageuses d’un blanc pur qui se laissent admirer et humer à hauteur d’homme.

Elle s’installe idéalement près des points d’eau ou dans les terrains toujours frais, en compagnie des fougères et des astilbes. Composez un décor luxuriant qui étonnera vos visiteurs en bordure de sous-bois humide : plantez-la avec l’Hosta Empress Wu ou Big Daddy ou encore avec l’heuchère XXL, sur un tapis de sagine dorée.

Un exemple d’association : Rodgersia ‘La Blanche’, Hosta ‘Big Daddy’, Geranium phaeum ‘Lily Lovell’, Thalictrum ‘Elin’, Polemonium ‘Bressingham Purple’ et Sagina subulata ‘Aurea’ en couvre-sol



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