Petite bibliothèque pour les fous d’art et de polars


1. « L’art du meurtre » : un chef-d’œuvre sanglant

Crystel Duchamp, Couverture de « L’art du meutre »

Crystel Duchamp, Couverture de « L’art du meutre », 2020

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Une scène de crime comme une installation d’art contemporain – avec pour sujet le cadavre, soigneusement mutilé et placé face au crâne de sa défunte épouse. Puis une autre, toujours dans le milieu riche et confidentiel des collectionneurs et des amateurs d’art. L’enquête démarre, à la poursuite d’un tueur en série qui érigerait la torture et le meurtre au rang d’art : Chrystel Duchamp pousse loin l’étrange délice des images macabres, et suit de près l’enquête de la jeune Audrey, lieutenante à la police judiciaire. À Paris, en pleine canicule, les courts chapitres au rythme enlevé donne à ce page-turner palpitant l’allure d’une course angoissante, qui se termine sur une pirouette inattendue – ultime performance ? Maïlys Celeux-Lanval

2. « Tuer Van Gogh » : sur la piste d’un suicide

Couverture du livre « Tuer Van Gogh », éd. L’Ecole des Loisirs

Couverture du livre « Tuer Van Gogh », éd. L’Ecole des Loisirs

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© Editions Ecole des Loisirs

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À offrir à un adolescent pour lui piquer dès que possible, Tuer Van Gogh enquête sur la mort du peintre – dont il est pourtant admis qu’il s’est suicidé en se tirant une balle le 29 juillet 1890 dans un champ d’Auvers-sur-Oise. Un mystère toutefois demeure, et inspire Sophie Chérer, écrivaine française ayant suivi des études de droit et de criminologie : qui sont les frères Secrétan, que Vincent Van Gogh fréquente tous les jours durant des semaines avant sa mort, et dont il ne fait jamais mention dans ses lettres à son frère Théo ? Deux hommes, l’un peintre du dimanche, l’autre borné et violent, qui pourraient être selon elle à l’origine du coup fatal, Van Gogh ayant agonisé durant des heures avant de se rendre dans son auberge pour y mourir… Un récit haletant et parfaitement documenté. M. C. L.



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