Par Osiris ! Mais pourquoi le rap américain est-il obsédé par l’Égypte antique ?


Beyoncé en Néfertiti, Nas en Toutânkhamon, Nicki Minaj en Cléopâtre… Vous n’aviez pas remarqué ? Dans les clips vidéo, partout les divinités, les Horus, les Osiris sont convoqués ; les trônes d’or chargés de symboles sont de sortie ; les némès, ces coiffes royales, s’affichent. Tendez donc aussi l’oreille, vous l’entendrez : l’égyptomanie plane sur les textes, au détour d’un couplet par exemple comme lorsque Will.i.am rappe qu’il va « ressusciter » le hip hop sur fond de pyramides. La fièvre du Nil peut aussi contaminer tout un titre – c’est le cas d’Egyptian Song de Rufus et Chaka Khan (1984) et de bien d’autres (promis, on vous épargnera ici Alexandrie, Alexandra). Depuis les années 1980, au sein du rap et du RnB américain, la musique la plus populaire au monde, l’Égypte antique fait un tube ! Mais pourquoi un tel engouement pour une civilisation semblant si lointaine a priori de l’univers des East et West Coast et du bling-bling ? L’explication est loin d’être frivole ; elle est même très politique.

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