Olivier Dussopt élu à la tête de l’aile gauche de la macronie


Le ministre des Comptes publics et ancien socialiste a été élu ce samedi à la tête du parti Territoires de progrès, porteur des «valeurs social-démocrates» au sein de la majorité présidentielle.

Le ministre des Comptes publics et ancien socialiste Olivier Dussopt a été élu ce samedi à la tête du parti Territoires de progrès (TdP), qui ambitionne de porter le flambeau des «valeurs social-démocrates» dans la majorité présidentielle. Olivier Dussopt a été désigné président de cette formation, tandis que la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon assure la présidence du conseil national.

Ce petit parti à l’aile gauche du camp présidentiel était réuni en congrès à Bordeaux, en présence de quelque 200 participants, sur environ 2000 adhérents revendiqués. Ils ont pu entendre plusieurs ministres proches de leur sensibilité comme Jean-Yves le Drian (Affaires étrangères), qui avait fondé le parti début 2020, ou Florence Parly (Défense). «Nous sommes dans une logique unitaire de la majorité. Après, chacun aura ses positionnements et apportera sa contribution au débat», a déclaré Olivier Dussopt à la presse.

Ce congrès se tenait le même jour que l’annonce, au Havre, du lancement du parti de l’ancien premier ministre Edouard Philippe, Horizons, qui a pour ambition d’élargir la majorité présidentielle sur la droite. Pour Emmanuelle Wargon, TdP veut porter «une nouvelle ambition pour la social-démocratie, qui se situe clairement dans la majorité présidentielle, mais qui aura ses propres objets, ses propres combats au sein de cette majorité».

«Fiers du bilan social de ce quinquennat»

Outre fédérer des élus et électeurs déjà engagés pour Emmanuel Macron, TdP entend, à l’approche de la présidentielle, élargir ce socle à «des élus et des électeurs qui ne soutiennent pas aujourd’hui (la majorité ndlr) mais qui se reconnaîtront dans ce projet», a-t-elle poursuivi. Territoires de progrès entend plus particulièrement faire entendre sa voix sur des questions comme la mobilité sociale et le «vivre ensemble», la transition écologique, l’équilibre des institutions ou de grands sujets sociétaux comme la fin de vie.

Le parti «ne se positionnera pas en opposition, mais en contribution», a assuré Emmanuelle Wargon. Olivier Dussopt, membre du PS jusqu’à son entrée au gouvernement fin 2017, a pour sa part récusé l’idée d’un déséquilibre du bilan du quinquennat au profit de mesures de droite. Sur nombre de questions concernant le handicap, l’enseignement ou la Sécurité sociale par exemple, «nous sommes allés beaucoup plus loin que ce que les gouvernements de gauche ont fait et que les militants de gauche espéraient», a-t-il plaidé. «Soyons fiers du bilan social de ce quinquennat. La social-démocratie continue de vivre avec Emmanuel Macron», a assuré sur Twitter la ministre du Travail Elisabeth Borne, en soutien.



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