[Mobile] Le Realme GT Neo 3T DBZ entre mes mains


Le monde étant ce qu’il est, donc celui de la consommation à outrance et du progrès à tout va, il est tout naturel de voir son chiard vouloir un smartphone pour fêter ses 10 ans. Ce fils ne con ne sait pas en revanche à quel point son géniteur a l’art et la manière de constamment chercher le bon plan pour éviter de diluer trop rapidement son compte en banque, sans que cela ne soit de la radinerie. C’est de l’optimisation. Il me demande donc un truc sous Android, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, la bonne parce que je n’avais pas envie de cracher du sang en payant un iPhone de génération récente, la mauvaise étant que moi-même, je suis en fait abreuvé à l’iOS depuis tout jeune, ayant débuté avec un iPhone 3GS juste après avoir fait mon temps en début de vie d’adulte avec un Nokia à clavier coulissant qui faisait de mois la star d’un quartier certes pas forcément défavorisé, mais pas non plus très favorable, ‘voyez.

Bref, les mobiles Android, ça m’a toujours passé au-dessus non pas par sectarisme mais tout simplement car je n’ai jamais rien compris vu le nombre de marques, modèles et gammes. Preuve en est lorsque j’ai foutu mon pied au Auchan du coin pour tenter de chopper un tel d’appoint, faisant face à un rayon d’une longueur insoupçonnée sans pouvoir déterminer l’échelle de puissance d’un tel par rapport à l’autre, et repartant au final avec un Huawei qui faisait tourner Pokémon GO en 10FPS au bout d’un mois. Comprenez de fait que lorsque vous faîtes partie de ma catégorie de personne, trouver un un bon smartphone Android suffisamment puissant et pas trop cher en moins d’un mois, c’est une épreuve qui allait me pousser à l’abandon et…

Comme je disais à l’instant, le problème avec Android lorsqu’on n’est aucunement initié à la marque, c’est arriver à s’en sortir face au nombre de modèles qui peut dépasser l’entendement. Prenez donc le constructeur chinois Realme qui nous intéresse ici. Leur premier téléphone date de 2018 donc autant parler d’une marque relativement jeune, et pourtant, en 4 ans, on a eu droit à 70 modèles différents (!), dont une dizaine juste pour leur dernière gamme GT Series. La troisième itération ne compte heureusement qu’un modèle, le GT Neo 3T, lancé il y a quelques semaines et sur lequel on s’attardera essentiellement vu que l’édition entre mes mains n’est qu’une version reskinné prévu la semaine prochaine (le 8 juillet pour être bien précis, en même temps qu’un équivalent pour Naruto).

On fait donc un rapide point Unboxing comme le veut la grande tradition avec exactement le même contenu que pour le GT Neo 3T mais aux couleurs de la franchise phare de Toriyama, oubliant le « Super » pour nous donner du full Dragon Ball Z. On repartira avec une tranche arrière du mobile aux couleurs de Goku, assez sympa même si l’on n’aurait pas refusé quelque chose d’un peu moins pétant à l’oeil, quelques stickers pour agrémenter un peu la coque très banale (mais gratuite) et un trombone façon boule à 4 étoiles assez cool. Le reste ne bouge pas, du chargeur sur lequel on reviendra plus bas au film de protection directement placé sur l’écran, dont on ne peut juger de la qualité mais au moins, ça évitera de rendre fou les mecs comme moi qui sont incapables d’en apposer un correctement.

Pour ce qui concerne le tel lui-même, je ne m’attendais à rien et je n’ai pourtant pas été déçu. Même surpris. Entre ceux qui veulent détruire leur PEL pour faire partie de l’élite et ceux qui se contentent d’un truc digne d’un Laptop Conforama, il y a au milieu un secteur énorme, celui du compromis, qu’on appelle plus communément le milieu de gamme. Le GT Neo 3T fait partie de cette classe avec suffisamment d’arguments pour convaincre le grand public, rien qu’avec son écran Full HD+ Amoled (pouvant être poussé à loisir à 120Hz même si c’est gourmand), une luminosité parfaitement optimale dans la grande majorité des situations, même dehors, tout de même 256Go de stockage qui fait bizarre quand on tourne depuis 18 mois sur du 64Go, et surtout son chargeur. Car si on applaudit déjà l’optimisation qui permet à la batterie 5000mah de tenir le coup plus d’une journée (bon, évitez juste du PoGo en Fly pendant 15h de suite quoi), le plus intéressant reste le Chargeur Superdart à 80W bien vanté par son constructeur, dont j’ai vérifié la promesse pour le coup tenue : d’une batterie à 0 %, il faut un peu plus de 10 minutes pour atteindre les 50 %.

On ne va pas trop s’attarder sur l’OS qui répondra forcément aux attentes des habitués avec son Android 12 ajoutant en surcouche le RealmeUI 3.0, réclamant un évident temps d’adaptation pour ceux comme moi qui ont uniquement traîné sous iOS (et un gros coup de ménage pour supprimer le surplus), et plutôt parler jeu, détail qui intéresse le plus grand nombre ici, avec une satisfaction pleine. Le point où j’ai été le plus surpris. Le téléphone embarque le Snapdragon 870 (et 8Go de Ram), ce qui, les connaisseurs constateront, est donc plus faible que le 888 de certains précédents modèles Realme sans que ce ne soit aucunement préjudiciable tant l’apport du 888 était minime et donc majoritairement inutile pour la plupart des jeux, et on repart de fait avec une meilleure optimisation coté prix. J’en ai en tout cas eu la preuve : de PUBG à Need for Speed et passant par Call of Duty Mobile, tout tourne sans le moindre accroc avec quand disponible du 60FPS et HDR. Même Genshin Impact s’en sortait très bien, sans que l’on puisse non plus avoir la même fluidité que sur un iPhone 13 Pro Max (pas trop le même prix en même temps).

« J’en ai chié pour arriver à leur faire prendre la pause »

Dire que le Realme GT Neo 3T est une bonne affaire au regard de son prix est un euphémisme tant ce modèle à 499€ (avec le skin, et un peu moindre sans) répond à la majorité des attentes du grand public, donc dès lors que vous évitez de chercher impérativement le top du matos. On pourrait parler des caméras par exemple qui dans les bases offrent du très bon avec selon le format du 2Mpx (pour le mode Macro) à 64Mpx (standard), de la capture vidéo en 4K/60FPS (1080p en frontal), donnant donc l’essentiel mais n’empêchant pas de titiller sur de multiples défauts, comme l’absence de zoom optique (encore une économie pour le prix), un mode nuit qui file vers le verdâtre et le dégueulasse et un mode Macro où le moindre mouvement vous donnera un flou intense (ou artistique diront ceux qui n’apprécient pas l’échec).

« Exemple du mode Macro »

Bref, vous avez compris qu’il ne fallait pas non plus trop lui en demander tant Realme donne l’impression d’avoir repris la formule de Nintendo à ses débuts avec la NES : fournir le top en apparence mais ne pas hésiter à enlever ce qu’ils ne jugeaient pas (assez) nécessaires pour descendre autant que possible le prix, et faire du coup du pied à un public qui acceptera de passer outre l’absence de port dédié à la prise Jack, même chose pour l’augmentation de stockage (encore une fois, 256Go, c’est quand même large) et surtout l’absence de certification IP qui livre un message clair : évitez de prendre un bain avec ou de le placer sur le coté du lavabo avant de vous laver les pattes. Dans cette gamme de prix, donc 499€ le modèle ici concerné (469€ sans le skin, 429€ avec 128Go de stockage), vous trouverez difficilement mieux, pas même le premier Realme GT qui est certes plus puissant alors qu’un chouïa moins cher, mais avec un écran de moindre taille, davantage apte à chauffer et sans le chargeur Superdart 80W fourni.

« Dans de bonnes conditions, l’APN fait le taf »



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