Matières premières – Or et sucre secoués, repli du cuivre


Le cours de l’or a connu une semaine volatile, évoluant au gré des mouvements du dollar après avoir touché 1.916,64 dollars mardi, au plus haut depuis début janvier.

Ce sommet a été atteint après un mois de hausse marquée en mai, motivée selon Capital Economics par les achats physiques en Chine et en Inde, et non par les investisseurs. « Nous doutons du fait que des importations importantes suffiront à maintenir le prix de l’or à des niveaux élevés si les rendements américains montent », ont commenté les analystes de Capital Economics.

En effet, comme le cours de l’or est fixé en dollar, une baisse du billet vert rend son prix sur le marché international plus attractif pour les investisseurs utilisant d’autres devises. Par ailleurs, le métal jaune est une valeur refuge sans rendements, donc une hausse des taux obligataires américains, autre valeur refuge, le rendrait moins attractif.

Les investisseurs ont donc surveillé avec attention le rapport sur le marché de l’emploi américain publié vendredi, qui a déçu avec 559,00 créations d’emplois en mai contre 720.000 attendus par le marché.

« Un rapport décevant affaiblit le dollar et renforce l’idée que la Banque centrale américaine (Fed) va garder sa politique monétaire très souple », ce qui maintient les rendements bas, a expliqué Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

L’once d’or s’échangeait pour 1.893,72 dollars vendredi vers 15H35 GMT (17H35 à Paris), contre 1 903,77 dollars le vendredi précédent en fin de la séance.

Le cuivre baisse

Le cours du cuivre cédait du terrain cette semaine sur le London Metal Exchange (LME), subissant une correction à quelques semaines de son record historique et étant pénalisé par une offre solide.

La production au Pérou – deuxième producteur mondial de métal rouge – a en effet augmenté de 10 % sur la période janvier-avril par rapport à 2020, selon le ministère de l’Énergie et des Mines.

Et si l’offre du premier producteur mondial, le Chili, est à l’inverse en léger recul (- 2 %) sur la même période, l’analyste de Commerzbank Daniel Briesemann la voit augmenter bientôt « dès que la situation sanitaire s’améliorera », le Chili faisant parti du peloton de tête en matière de vaccination de sa population.

« La récente perte d’élan fait naître le risque d’une correction plus profonde » pour le cours du cuivre, avance même Ole Hansen, de Saxobank, qui met le doigt sur une demande chinoise timide.

Le métal rouge restait cependant à quelques encablures de son précédent record historique, atteint le 10 mai à 10 747,50 dollars Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 9 968,50 dollars vendredi à 15h35 GMT (17h35 à Paris), contre 10 258,00 dollars le vendredi précédent à la clôture. Parmi les autres métaux cotés au LME, l’étain a touché à l’occasion d’un bref pic mardi un prix plus vu depuis avril 2011, à 31.135 dollars la tonne.

Le sucre hésite

Les deux contrats de référence du sucre les plus échangés de part et d’autre de l’Atlantique ont fluctué cette semaine, mais s’apprêtaient à la terminer sur une note positive. Le marché du sucre connaît une situation de déficit, a affirmé jeudi l’Organisation internationale du sucre (ISO) dans son dernier rapport trimestriel.

Ce déséquilibre a cependant été réduit par l’organisation à 3,142 millions de tonnes, contre 4,782 millions de tonnes lors de la précédente estimation.

« La production globale a été revue légèrement à la hausse tandis que la consommation a été revue à la baisse dans cette évaluation pour refléter la recrudescence des cas de Covid-19 en Inde et au Brésil ainsi que les restrictions mises en place sur les voyages », explique l’ISO.

Les prix du pétrole qui ont atteint vendredi des niveaux plus vus depuis plusieurs années ont également poussé les cours vers le haut, car ils rendent l’éthanol, dont la fabrication réduit l’offre de sucre sur le marché, plus compétitif.

A Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en août valait 465,60 dollars vers 15h40 GMT (17H40 à Paris), contre 459,60 dollars le vendredi précédent à la clôture. A New York, la livre de sucre brut pour livraison en juillet valait 17,69 cents, contre 17,36 cents sept jours auparavant.



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