Matières premières – L’or se stabilise, le cuivre s’affaisse et le coton décolle


Le prix de l’or s’est stabilisé sur la semaine après un début du mois tumultueux, entre les vents contraires de l’inquiétude des investisseurs et de la hausse du dollar.

« Ce n’est pas surprenant » que le marché ait repris son calme « après le feu d’artifice de la semaine précédente », quand l’or avait plongé sous 1 700 dollars le lundi avant d’effacer une grande partie de ses pertes au fil des jours, rappelle Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Les pertes avaient été provoquées par la hausse du dollar, qui érode le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises sur le marché international, où le coût de l’or est fixé en monnaie américaine.

« Les perspectives à court terme restent limitées par la hausse du dollar et des taux américains avant la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole » la semaine prochaine, commente Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Le marché estime possible que la Banque centrale américaine (Fed) ouvre à cette occasion la porte à un durcissement futur de sa politique monétaire, ce qui rendrait le dollar plus attractif.

Mais l’or a par ailleurs bénéficié de son statut de valeur refuge, alors que le marché s’inquiétait de la hausse du nombre de contaminations au Covid-19 en raison du variant Delta, ainsi que du choc géopolitique de l’arrivée des Talibans à Kaboul. « Même si l’or recule légèrement, il se porte quand même un peu mieux que les autres matières premières », rappelle Jim Reid, analyste chez Deutsche Bank.

Vers 15h40 GMT (17h40 à Paris), l’once d’or valait 1 782,94 dollars, contre 1 779,75 dollars le vendredi précédent en fin de séance.

Le cuivre délaissé

Le prix du cuivre a été malmené cette semaine sur le London Metal Exchange (LME), repassant sous les 9 000 dollars la tonne jeudi et vendredi, pour la première fois depuis le 14 avril.

Le métal rouge « a décliné en raison des inquiétudes liées aux chiffres de la croissance chinoise », a expliqué M. Hansen, le pays engloutissant la moitié du cuivre mondial.

Le Bureau national des statistiques (BNS) a partagé lundi les derniers chiffres de la production industrielle en Chine, qui s’est affichée en juillet en hausse de 6,4 % sur un an, un rythme inférieur à celui du mois précédent ainsi qu’aux attentes des analystes.

L’appréciation du dollar, de l’ordre de 1 % sur la semaine face aux principales monnaies, a également pesé sur le prix du cuivre, devenant comme l’or plus coûteux pour les acheteurs munis d’autres devises.

Considéré comme le baromètre de l’économie mondiale, le cuivre subit aussi de plein fouet la hausse des cas de Covid-19, menace pour la reprise des économies à court terme, soulignent plusieurs analystes.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 9 032,00 dollars vendredi à 15h40 GMT (17h40 à Paris), contre 9 570,00 dollars le vendredi précédent à la clôture.

Le coton au sommet

Les cours du coton ont touché mardi un sommet en sept ans, après une course à la hausse entamée au début du mois, tirés notamment par des prévisions de production décevantes du ministère de l’agriculture américain.

Mardi, la livre de coton pour livraison en décembre à New York est montée jusqu’à 96,71 cents, un plus haut depuis mars 2014.

Ce pic, atteint au lendemain de la publication des estimations de récoltes mondiale et américaine de coton par le ministère de l’Agriculture américain (USDA), a été gravi à la faveur d’investissements spéculatifs, soulignaient plusieurs analystes.

Objet de prises de bénéfices, le coton a vu son cours redescendre légèrement en deuxième partie de semaine. Selon Peter Egli de Plexus Cotton, « il n’y a pas de grands risques que le marché s’affaisse jusqu’à ce que nous sachions ce que la récolte va faire » mi-octobre, « à moins d’un problème économique, parce qu’il n’y a juste pas assez de coton ».

Le rapport de l’USDA avait frappé les esprits en abaissant de façon inattendue les perspectives de production américaine, notamment à cause d’un rendement des récoltes au plus bas depuis 2015.

La livre de coton pour livraison en décembre à New York valait 93,14 cents vendredi vers 15h40 GMT (17h40 à Paris), contre 94,32 cents à la clôture vendredi dernier.



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