Levez le nez ! L’art à dix kilomètres de chez vous autour de Lille


1. À Lille, des œuvres partout en ville

Les Lillois vous diront peut-être, blasés, qu’ils les ont déjà vues mille fois. Et pourtant ! Le confinement offre une occasion inespérée de s’arrêter (vraiment) devant les œuvres d’art contemporain dispersées dans le centre-ville – et, qui sait, de les photographier, de les dessiner, d’en discuter… À (re)voir, donc : les tulipes de Yayoi Kusama, place François Mitterrand, l’impressionnante Romy jaune de Xavier Veilhan sur le parvis de la gare Lille Flandres, la fresque dite des Oiseaux migrateurs de la poétesse américano-libanaise Etel Adnan (à l’angle des rues Ballet et Anatole-de-la-Forge à Fives) ou encore l’étonnante sculpture à base de crayons géants de Pascale Marthine Tayou sur la place du Carnaval. Une carte des œuvres commandées par la ville de 2004 à aujourd’hui est disponible en ligne.

Yayoi Kusama, Les Tulipes de Shangri-La

Yayoi Kusama, Les Tulipes de Shangri-La, 2003

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Résine et béton • Hauteur : 7 m • © Daniel Rapaich / © Ville de Lille

2. À Villeneuve-d’Ascq, le jardin du LaM reste ouvert

Alors que Laure Prouvost et Giorgio Griffa attendent patiemment entre les murs du LaM, son grand parc nous accueille depuis le samedi 20 février dans ses allées arborées. Côté hôtes, il y a du beau monde : Alexander Calder, avec un mobile et un stabile, Richard Deacon, Eugène Dodeigne, Jacques Lipchitz, Pablo Picasso et sa Femme aux bras écartés (1962) ou encore Jean Roulland.

 

3. Dans 17 communes de la métropole lilloise, l’art se met à la fenêtre

Çela aurait pu être une idée née pendant le premier confinement, tant celui-ci a vu nos fenêtres revêtir une nouvelle symbolique d’ouverture sur le monde. Pourtant, c’est déjà la vingtième édition des « Fenêtres qui parlent » ! Cette amusante exposition se faufile sur plus de 2000 fenêtres de 17 communes de la métropole (Lille, Marcq-en-Baroeul, Béthune, Roubaix…) et sollicite des centaines d’artistes et d’habitants. Collages sur les vitres, peintures autour des chambranles, photographies, fresques immenses… Les pratiques sont variées et jouent avec l’architecture ; pour les dénicher, un QR code est disponible en ligne et donne accès à une cartographie précise. La chasse au trésor est ouverte !

Les Fenêtres Qui Parlent

Les Fenêtres Qui Parlent, 2020

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Les fenêtres qui parlent 2021

Du 20 mars 2021 au 25 avril 2021

www.lesfenetresquiparlent.org

4. À Roubaix, le street art n’en fait qu’à sa tête

C’est devenu la capitale française de l’art urbain, au point que certains grands noms internationaux comme JonOne y ont installé leur atelier. Roubaix a troqué son industrie textile pour la bombe aérosol et fait de ses murs le support de fresques ahurissantes, qui s’enrichissent chaque année de nouvelles venues au fil des festivals et autres résidences d’artistes. Nos préférées ? Celles de l’Atelier Bien-Vu, qui s’étalent sur le sol d’un terrain de jeu, la très poétique intervention de Waii Waii boulevard du Général de Gaulle et l’installation de centaines de planches peintes signées Sylvain Ristori rue Monge.

Ted Nomad, Street Heart

Ted Nomad, Street Heart, 2017

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