les États-Unis «prêts à discuter» des propositions russes en matière de sécurité


«S’il y a une agression de plus en Ukraine, cela aura des conséquences massives, massives, et cela coûtera très cher», a déclaré à la presse un haut responsable américain ayant requis l’anonymat.

Les États-Unis se sont déclarés vendredi 17 décembre prêts à discuter des propositions de la Russie visant à limiter drastiquement l’influence américaine et de l’Otan dans son voisinage, avertissant par ailleurs à nouveau qu’une invasion de l’Ukraine par Moscou aurait des conséquences «massives».

«Nous sommes prêts à discuter», même si «les documents (des propositions de traités rendues publiques par la Russie, ndlr) comprennent certaines choses que les Russes savent inacceptables», a déclaré à la presse un haut responsable américain. Mais «s’il y a une agression de plus en Ukraine, cela aura des conséquences massives, massives, et cela coûtera très cher», a ajouté ce haut responsable ayant requis l’anonymat.

Il a précisé que les États-Unis présenteraient «la semaine prochaine une proposition plus concrète» sur le format des discussions, après avoir consulté leurs alliés européens. Certaines propositions russes ont trait aux relations avec l’Otan, d’autres concernent les 57 membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui comprend notamment l’Ukraine et la Géorgie, et d’autres encore concernent les questions de désarmement habituellement discutées au niveau bilatéral, a expliqué le haut responsable.

«Nous réfléchissons donc à la façon de faire cela de façon à ce que les pays concernés soient à la table des négociations et que quand nous parlons de sécurité européenne, tous ceux qui y ont des intérêts y participent», a-t-il ajouté. «Nous aurons aussi, je suppose, une liste de sujets d’inquiétude sur la posture et le comportement de la Russie, que nous apporterons à la table des négociations», a-t-il conclu.

Les propositions russes de traités interdiraient aux États-Unis d’établir des bases militaires dans tous les pays d’ex-URSS non-membres de l’Otan, d’y utiliser les infrastructures «pour toute activité militaire» et même de «développer une coopération militaire bilatérale» avec ces États.

Tous les membres de l’Alliance atlantique s’engageraient à ne jamais élargir l’Otan et à ne mener aucune «activité militaire sur le territoire de l’Ukraine et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, du Caucase du Sud et d’Asie centrale». Un élargissement à d’ex-pays soviétiques est une ligne rouge pour la Russie, or l’Ukraine et la Géorgie sont candidates à une entrée dans l’Otan.


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