Les Compères sur France 3 : pourquoi l’aventure Pierre Richard / Gérard Depardieu a-t-elle pris fin au bout de 3 films ? – Actus Ciné


France 3 diffuse à 21h05 “Les Compères”, deuxième film entre Francis Veber, Gérard Depardieu et Pierre Richard, qui se retrouveront une dernière fois pour “Les Fugitifs”. Mais pourquoi, malgré le succès, ce trio a-t-il arrêté de collaborer ?

En 1983, Francis VeberPierre Richard et Gérard Depardieu se retrouvent, deux ans après La Chèvre, pour Les Compères. Cette comédie met en scène deux hommes qui partent à la recherche du fils d’une ancienne amante, chacun s’imaginant qu’il est peut-être le père de l’enfant.

Richard et Depardieu forment un duo gagnant pour le réalisateur Francis Veber. Après La Chèvre et ses 7 millions d’entrées et les 4,8 millions de spectateurs des Compères, leur troisième collaboration, Les Fugitifs, séduit presque 4,5 millions de Français. Pourtant, l’aventure s’arrête là. Richard ne tournera plus jamais sous la direction de Veber, tandis que ce dernier et Depardieu se retrouveront dans les années 2000 pour Le Placard et Tais-toi !.

Pour Pierre Richard, il est à l’époque impensable qu’ils ne retravaillent pas ensemble après Les Fugitifs, mais c’est sans compter le départ de Veber aux États-Unis, où il reste dix ans et réalise Les Trois Fugitifs et La Corde raide. De retour en France, le cinéaste ne reprend pas contact avec lui. Pour Richard, la pilule est dure à avaler : « Je ne sais pas ce qui s’est passé entre nous. Fâcherie ? Non. Blessure ? Non. Quoi ? Rien. Et c’est ce « rien » que je ne m’explique pas. J’aurais aimé connaître un jour les raisons de cette distanciation. Je ne les trouve pas, notre collaboration était excellente »*.

Capture d’écran

Dans ses mémoires intitulées Que ça reste entre nous, Veber explique que Richard était devenu trop âgé pour le rôle de François Pignon. Cette décision est née d’après les conseils de Frank Price, le patron des Studios Universal, qui lui avait dit un jour qu’un réalisateur ne devait pas vieillir avec ses acteurs. Il s’y interroge par ailleurs sur l’impact de leur duo, soulignant que Pierre Richard écrivait et réalisait des films mais a arrêté à leur rencontre  : « Je me suis demandé si notre association ne lui avait pas fait plus de mal que de bien. […] il s’est arrêté d’écrire et de mettre en scène en travaillant avec moi, et je me souviens qu’il avait dit dans la presse : « Ma chance et ma malchance, c’est d’avoir rencontré un auteur ». ».

Au final, le comédien se montre plutôt philosophe au sujet de cette rupture professionnelle, précisant qu’il était peut-être trop mauvais élève pour les longs-métrages méticuleux et précis de Veber. Même si ce dernier ne l’a jamais cité parmi les acteurs avec lesquels il avait pris le plus de plaisir à tourner, Richard le remercie de lui « avoir offert cette trilogie imparable. Sans oublier Le Jouet, qui est sans doute mon préféré »*.

*Les citations sont extraites de Je sais rien mais je dirai tout de Pierre Richard et Jérémie Imbert, Flammarion.



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