Les audacieuses : les femmes du 9e art


C’est une petite révolution dans le microcosme de l’art, certes institutionnelle, mais tout de même… Lorsque, le 15 janvier 2020, l’Académie des beauxarts ouvre pour la première fois ses portes à la bande dessinée en la personne de Catherine Meurisse (élue dans la section peinture), on sent venir un vent nouveau. Pour le 9e art et pour la place que les femmes y occupent. Hasard du calendrier, quelques semaines plus tard disparaît Claire Bretécher, incarnation à elle seule de l’impertinence et de l’humour. Cette apparition et cette disparition, quasi simultanées, rappellent tout ce que la bande dessinée doit aux femmes malgré la mauvaise foi d’un certain nombre de « spécialistes ». Il y a cinq ans, pour son édition 2016, les organisateurs du prestigieux Festival international de la bande dessinée d’Angoulême n’avaient sélectionné pour son Grand Prix que des hommes ! Parmi la trentaine d’heureux élus, une dizaine de courageux, Riad Sattouf en tête, avaient demandé à être retirés de la liste en signe de protestation. Et Florence Cestac de traiter le directeur de « crétin total » après ses justifications maladroites affirmant que l’histoire de la BD est essentiellement « d’obédience masculine ». Une bêtise, effectivement.

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