L’économie mondiale se redresse-Conjoncture et marchés


Si toutes les régions et tous les pays ne progressent pas à la même vitesse, les enquêtes de conjoncture et les indicateurs d’activités montrent que l’activité s’est améliorée en Europe et en Asie notamment. Concernant la zone euro, des signes encourageant d’un recul de l’épidémie et de reprise de l’économie sont de plus en plus clairs. La plupart des pays ont, aujourd’hui, des niveaux d’activités proches de ceux de février.

La situation sanitaire, facteur dominant des sentiments des marchés

Jérôme Powell, Président de la Fed, a souligné l’importance de la situation sanitaire : « Une reprise complète est peu probable tant que les gens ne seront pas suffisamment confiants dans la possibilité de reprendre une large palette d’activité dans des conditions sanitaires suffisantes ».

Le
risque d’une seconde vague est encore fort, celle-ci serait catastrophique au
plan sanitaire comme économique.

Enfin,
il n’est pas exclu de voir réapparaitre rapidement les tensions géopolitiques
entre les USA (élection) et la Chine (retour des menaces de sanctions
commerciales des USA envers la Chine et l’Europe).

Dans ce contexte les performances des fonds se sont bien comportés et approchent maintenant de la zone positive depuis le début de l’année.

Des effets de la crise partiellement effacés par les marchés actions

Les marchés actions semblent avoir partiellement gommé les effets de la crise avec des performances encore négatives dans des proportions plus « standards ».

En revanche du côté des indicateurs de risque, en premier lieu la
volatilité dont la décrue s’est arrêtée à 30% ou l’once d’or qui caracole, il
ne semble pas y avoir de normalisation.

Faut-il s’en inquiéter ?

Pas vraiment car il est important que le risque implicite soit
valorisé. En revanche le signal est clair, il reste un peu de potentiel mais
toute correction ou reprise sera rapide et de forte amplitude. La stratégie
actions s’exprime donc dans le choix des valeurs en fonction de leurs qualités
intrinsèques et pas en « spéculation » sur une tendance.

La capacité à penser global et à s’engager localement ouvre des possibilités toujours renouvelées et qui trouvent écho dans la compréhension des différents investisseurs tant que les stratégies sont simples et pures.

Des opportunités sur certains secteurs

Il
y a maintenant cinq mois que l’épidémie de coronavirus a commencé d’attirer
l’attention du monde entier. L’arrivée du virus en Europe puis aux Etats-Unis
et les mesures de confinement pour limiter la crise sanitaire ont provoqué une
augmentation de la volatilité sur les marchés d’actions.

Des points d’entrée intéressants existent sur les entreprises portées par les tendances de long terme suivantes :
1- les secteurs liés à l’économie durable et à la transition énergétique ;
2- le secteur de la santé qui est en pointe dans la lutte contre cette épidémie ;
3- les secteurs exposés à l’innovation et aux nouvelles technologies ;
4- les secteurs liés au bien-être et à une amélioration progressive de la consommation en Asie.

A cela s’ajoute un autre axe d’investissement : l’immobilier résidentiel allemand qui offre des cash-flows solides et visibles, classe d’actif soutenue par le contexte de taux longs bas en Allemagne.

Par
ailleurs, une mobilisation internationale des scientifiques et des équipes de
recherche est en cours. Et de nombreux résultats d’essais cliniques de
traitement contre le virus Covid-19 sont attendus ces prochaines semaines.

Un climat d’aversion au risque alimenté par les inquiétudes

La seconde quinzaine du mois de juin est restée marquée par un regain de l’épidémie aux Etats Unis et en Amérique Latine ainsi que par une résurgence des inquiétudes autour de la guerre commerciale. Cela a naturellement alimenté le climat d’aversion au risque et a maintenu les taux longs allemands et américains sur leurs niveaux bas. Le taux 10 ans allemand s’établit actuellement à -0.44%. Les obligations d’état périphériques se sont toutefois bien comportées. Les spreads des émetteurs privés se sont quant à eux écartés. Cela n’a toutefois pas empêché les corporates de continuer à venir emprunter massivement sur les marchés obligataires.

Sur les premiers jours de juillet en revanche, de bonnes surprises du côté des indicateurs économiques ainsi que des chiffres de l’emploi en amélioration aux Etats Unis ont permis aux primes de risques des émetteurs privés de se resserrer quelque peu.

« Les informations contenues dans le présent article sont fournies à titre indicatif, ne valent que pour le moment où elles ont été données et ne constituent ni des conseils juridiques et fiscaux, ni une sollicitation ou recommandation à l’investissement. La référence à certaines valeurs est donnée à titre d’illustration, elle n’a pas pour objectif de promouvoir l’investissement en direct dans ces instruments.
Si vous souhaitez investir, rapprochez-vous de votre conseiller financier qui vous aidera à évaluer les produits adaptés à vos besoins et vous présentera également les risques potentiels. Toute reproduction de ce document est formellement interdite, sauf autorisation de Crédit Mutuel Asset Management. »



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