le soutien de l’UDI au candidat LR ne sera «pas automatique»


L’UDI a adopté samedi, lors d’un Conseil national, un projet en huit axes pour la présidentielle de 2022 et prévenu que son soutien au candidat investi par le congrès de LR ne serait «pas automatique», excluant d’ores et déjà toute possibilité de soutien à Éric Ciotti.

Le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a regretté, dans son discours de clôture, qu’en réservant le vote aux seuls adhérents LR, Les Républicains aient raté l’occasion de «pouvoir investir le 4 décembre un candidat de la droite et du centre». Ainsi, «le soutien de l’UDI ne sera pas automatique et il reviendra au candidat investi par les LR de rassembler le centre sur la base d’un projet partagé, conforme à nos valeurs et aux propositions adoptées», estime Jean-Christophe Lagarde. «L’UDI ne soutiendra pas n’importe quel candidat dans n’importe quelle situation», a souligné le président du groupe UC au Sénat Hervé Marseille, cité dans un communiqué publié à l’issue du conseil national.

Aucun soutien à Ciotti

Jean-Christophe Lagarde a d’ores et déjà exclu tout soutien à Éric Ciotti: «Si Ciotti est choisi comme candidat à la présidentielle, ce sera sans l’UDI», dit-il clairement dans un entretien à Nice-Matin samedi. «Si Michel Barnier obtient l’investiture de son parti, nous le rencontrerons après le 4 décembre. Mais pour Éric Ciotti ce n’est pas possible. On ne peut pas discuter avec quelqu’un qui se dit prêt à discuter avec Eric Zemmour. On ne le soutiendra jamais!», assure-t-il.

Après une éventuelle discussion avec le candidat LR, «la décision du soutien de l’UDI sera soumise à un débat et à un vote du Conseil national», a précisé l’UDI dans son communiqué. Les huit axes du projet présidentiel de l’UDI adopté samedi visent à «apporter des solutions à l’urgent et l’essentiel», sur les terrains des «solidarités», de «l’urgence climatique», de la «résorption de la dette», d’une «nouvelle décentralisation», de l‘«excellence de l’éducation», de la «compétitivité technologique» et du «défi de l’Afrique», selon le communiqué. Aucune mention en revanche des thèmes de la sécurité et de l’immigration, très largement débattus au sein de LR ces derniers mois.



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