Le géant norvégien Aker se lance dans l’industrie du bitcoin


Le groupe industriel norvégien Aker ASA, particulièrement actif dans l’industrie du pétrole et du gaz, a annoncé hier la création de Seetee AS, une société dédiée à l’investissement dans des projets et des entreprises de tout l’écosystème Bitcoin. Initialement capitalisée à hauteur de 500 millions de couronnes norvégiennes (58 millions de dollars) la société « conservera tous ses actifs liquides en Bitcoin ». Seetee a d’ores et déjà établi un partenariat avec Blockstream pour le développement d’opérations de minage. Dans la foulée de cette annonce, Kjell Inge Røkke, homme d’affaires qui contrôle le groupe, a adressé une longue lettre aux actionnaires d’Aker, afin d’expliquer sa vision de Bitcoin et l’intérêt de ce nouvel investissement. Extraits :

« Pendant de nombreuses années j’ai été réticent à l’égard de Bitcoin et mes arguments étaient ceux de beaucoup d’autres : la consommation électrique de la preuve de travail est un gaspillage, le réseau n’est pas évolutif, son anonymat fait le jeu des criminels, etc.

[…] Oui, Bitcoin consomme de l’électricité. Et le paie aux prix du marché en vigueur localement. Mais nous pensons que Bitcoin permettra la création d’applications d’une valeur inestimable. Si tel est le cas, s’ancrera dans la société et sa valeur ne pourra plus aller à zéro car il est immunisé contre les forces politiques qui peuvent détruire une monnaie […]. Si nos téléphones regorgent d’applications Bitcoin d’ici cinq ans, la valeur du réseau est une échelle vers le ciel.

Alors, est-ce du gaspillage ?

Pour réaliser les ambitions de l’Accord de Paris, nous devons augmenter considérablement l’électrification de la société, ce qui stimulera la demande d’énergie électrique. Mais nous avons besoin d’électricité provenant de sources renouvelables. L’éolien et le solaire sont désormais assez bon marché, mais ils sont intermittents, ce qui signifie que nous ne pouvons produire que lorsque le vent souffle et que le soleil brille. Pour le transformer en puissance de base pouvant être fournie à tout moment, il y a un énorme besoin de batteries sous toutes les formes.

Les batteries sont la pièce manquante du puzzle qui permettra la transition énergétique. N’oubliez pas qu’un litre d’essence contient l’équivalent d’un peu moins de 10 kWh d’énergie. Mais moins de 30% peuvent être conservés comme puissance utile pour déplacer un véhicule en raison de la perte d’énergie des moteurs à combustion. Quel que soit l’endroit où vous vivez, je parie que le prix du kWh d’énergie utile dans l’essence est extrêmement élevé par rapport à l’électricité. Mais vous n’achetez pas d’essence parce que vous voulez l’énergie la moins chère, vous l’achetez parce que ça permet de stocker de l’énergie […].

Les mineurs [de bitcoin] utilisent de l’électricité et sont récompensés par des bitcoins. Ceux qui financent leurs opérations exigent pour d’utiliser l’énergie la moins chère et donc, par définition, une électricité qui n’aura pas une meilleure utilisation économique. Le bitcoin agit alors comme une batterie économique. Ce qui avait autrement peu de valeur au niveau local est transformé en un actif économique qui peut être utilisé à l’échelle mondiale. La demande extrêmement flexible des mineurs peut optimiser l’offre et la demande locales d’électricité, ce qui peut accélérer la transition énergétique en améliorant l’économie des nouveaux projets autour du renouvelable. »

Source : akerasa.comseetee.io



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