L’Assemblée vote pour un montant stable en 2021


L’Assemblée a adopté vendredi un projet de budget 2021 pour l’agriculture globalement stable, que l’opposition juge « en-deçà face aux défis qui se présentent à nous » en raison de l’aggravation de la crise sanitaire et économique.

Globalement, ce budget de l’agriculture prévoit notamment un renforcement des sommes dédiées à la sécurité alimentaire et le maintien d’une réserve, de 190 millions d’euros, pour faire face à d’éventuelles crises agricoles. Vendredi, les députés ont validé les crédits de la mission « agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales », soit 2,96 milliards en autorisation d’engagements.

À cette somme, s’ajoutent les financements de l’enseignement agricole, qui portent le budget du ministère de l’agriculture à 4,8 milliards d’euros, un montant stable par rapport à 2020. L’agriculture et l’alimentation bénéficient aussi des fonds du plan de relance gouvernemental, à hauteur de 1,2 milliard d’euros. Sans oublier les financements européens de la Pac, pour un total en 2021 de 9,5 milliards d’euros.

Une réserve de 190 M€ pour les crises agricoles

Au début des débats, le ministre de l’agriculture a salué « l’action et la détermination » des agriculteurs, « à nouveau totales au matin d’un nouveau confinement ». « La chaîne alimentaire tient. La chaîne alimentaire va tenir », a-t-il insisté. « Je crains que ce budget soit trop en deçà face aux défis qui se présentent à nous », a estimé le député Jérôme Nury, au nom du groupe LR, soulignant que l’épidémie de Covid-19 avait accentué les « profondes difficultés » du monde agricole.

La gestion des forêts a animé les débats. Contre l’avis du ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, les députés ont voté en première lecture un amendement supprimant la baisse envisagée des effectifs de l’Office national des forêts (- 95 postes équivalent temps plein). Soutenu par les oppositions, cet amendement était notamment porté par la députée de la majorité Anne-Laure Cattelot (LREM), autrice d’un récent rapport sur la forêt et la filière bois.

Des moyens en hausse pour la forêt

Julien Denormandie a tenté de faire valoir qu’au-delà de la question des effectifs le budget agricole 2021 prévoyait des moyens en hausse pour l’ONF, et surtout que le plan de relance ouvrait une enveloppe de 200 millions d’euros en faveur de la forêt, dont 150 pour le reboisement. Tout en saluant son « plan Marshall pour la forêt et le bois », Mme Cattelot a estimé qu’il y avait « besoin d’humains » pour sa mise en oeuvre.

Pour La France insoumise, Mathilde Panot avait dénoncé plus tôt « l’abandon » et la « saignée continue » de l’opérateur public. « Vous nous menez vers une forêt sans forestiers », a-t-elle affirmé, en demandant que la forêt passe sous l’égide du ministère de la transition écologique ou d’un ministère de plein exercice.



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