La SNCF paie cher pour gagner son bras de fer avec la CGT et éviter la grève


Le groupe ferroviaire va verser de grosses primes aux conducteurs de l’axe Sud-Est pour éviter un mouvement social ce week-end. Mais un TGV sur deux sera néanmoins supprimé vendredi 17 décembre.

Une tragicomédie qui se termine moins mal qu’on ne le craignait. La grève annoncée mercredi à la SNCF pour ce week-end sur l’axe TGV Sud-Est n’aura pas lieu. Après l’Unsa-ferroviaire, les syndicats CGT-cheminots et Sud-rail ont levé jeudi après-midi leur préavis. Pour autant, les passagers des lignes Paris-Lyon-Marseille ou Paris-Grenoble et Paris-Annecy en paieront les pots cassés. «Il n’y aura pas plus d’un TGV sur deux vendredi, explique-t-on à SNCF Voyageurs. La décision des syndicats est trop tardive pour rétablir le plan de transport nominal.» 50.000 passagers vont donc être pénalisés par ce mouvement social mort-né. Samedi 18 et dimanche 19 décembre, en revanche, le trafic devrait être «quasi normal». Une façon de dire qu’il y aura de 90 % à 100 % de TGV sur ces lignes.

Au final, c’est un énorme gâchis pour les passagers privés de train vendredi mais aussi pour la SNCF. Le groupe public n’avait pas besoin de ce psychodrame au moment où l’ouverture à la concurrence devient réalité…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link