La Russie affirme avoir arrêté 106 membres d’un groupe néonazi piloté par l’Ukraine


Le service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé lundi 13 décembre avoir arrêté 106 partisans d’un groupe néonazi, affirmant que celui-ci agissait sous l’égide de l’Ukraine, voisin et ennemi de la Russie qui dément toute implication.

Le FSB, conjointement avec le ministère russe de l’Intérieur, a interpellé au total «106 partisans du groupe MKU (…) afin d’empêcher l’organisation d’actes terroristes et de massacres», a déclaré le FSB dans un communiqué. «Créé par le citoyen ukrainien Egor Krasnov, né en 2000 (…), le groupe MKU agit sous l’égide des services secrets ukrainiens», a affirmé le FSB.

Parmi les personnes interpellées dans 37 régions de Russie, figurent notamment trois «administrateurs des réseaux sociaux du groupe qui appelaient à des actes de violence» et deux autres membres soupçonnés de «préparer des attaques visant des établissements d’enseignement», selon la même source.

Un groupe «plus actif» en Ukraine

Les forces de l’ordre russes ont par ailleurs saisi des armes de chasse et des armes blanches lors de l’arrestation d’autres «extrémistes proches du groupe MKU», dans la région de Penza (Volga) et dans la république russe des Komis (nord), selon le FSB. D’autres membres du groupe MKU, pour «Maniaques Culte Meurtre», avaient été arrêtés en février dernier par le FSB. Interrogé par l’AFP, le service ukrainien de sécurité (SBU) a qualifié les accusations russes de «campagne médiatique» visant à discréditer Kiev, au moment où les relations entre les deux pays sont au plus bas. L’Ukraine accuse en effet la Russie d’avoir massé des troupes à ses frontières en vue d’une attaque.

Une source au sein des forces de l’ordre ukrainiennes a confirmé à l’AFP que le groupe MKU, dont l’un des fondateurs est un néonazi ukrainien, Egor Krasnov, existait bien, mais qu’il «n’était plus actif en Ukraine». Le groupe a suspendu ses activités après l’arrestation de son chef en janvier 2020 en Ukraine, mais a récemment recommencé à recruter de nouveaux membres via les réseaux sociaux, a indiqué à l’AFP cette source sous couvert de l’anonymat. Egor Krasnov, âgé de 21 ans, fait actuellement l’objet d’une enquête en Ukraine pour une série d’attaques armées et une tentative de meurtre à caractère raciste.



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