«La question ne pourra pas être tranchée au mois de décembre», estime Jean-François Copé


Le maire de Meaux considère que les sondages du mois de janvier détermineront qui de Xavier Bertrand ou du vainqueur du congrès sera le candidat de la droite.

Il faudra attendre 2022 pour avoir le nom du candidat de la droite. C’est en tout cas ce que pense Jean-François Copé. Invité sur France 2 ce lundi, le maire Les Républicains de Meaux (Seine-et-Marne) a bousculé le calendrier, qui peine déjà à s’établir, de sa famille politique. Alors que les militants ont voté pour un Congrès censé départager les candidats le 4 décembre prochain, l’édile estime que «la question ne pourra être tranchée» qu’au mois de janvier.

L’option choisie du Congrès n’a en effet pas tout résolu : à l’heure actuelle, le président ex-LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’oppose toujours à cette méthode départage. À plusieurs reprises, l’élu a appelé les autres candidats à se ranger derrière sa candidature. Sans succès.

Un accord «en fonction des sondages»

Face à ce paysage composite, Jean-François Copé pense donc que le Congrès ne sonnera pas la fin des discussions. Au contraire. Selon lui, dans l’hypothèse où Xavier Bertrand persisterait à ne pas se soumettre au vote des militants, alors il faudrait que le vainqueur et lui-même «se mettent d’accord au mois de janvier en fonction des sondages», et que, «surtout, celui qui soit derrière accepte de se retirer». Pour le moment, Xavier Bertrand jouit d’une très légère avance dans les intentions de vote selon les différentes études.

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Pour Jean-François Copé, tout cela est le résultat «d’une absence de leadership». Lui ne soutient d’ailleurs «personne», malgré sa «sympathie» pour Valérie Pécresse et son «estime» pour Michel Barnier.

Pour que la voix de sa famille politique pèse en 2022, l’élu appelle aussi ses collègues à «refuser toute compromission et toute alliance» avec Éric Zemmour. «Oui», certains sont tentés, a-t-il assuré. Mais le rejoindre serait «une erreur mortifère». «À partir du moment où on cède sur cette digue, on ne peut plus parler de rien. (…) C’est parce qu’on a une digue étanche qu’on peut dire les choses, qu’on peut parler d’une droite décomplexée», a-t-il poursuivi.

Zemmour n’est «pas De Gaulle»

Jean-François Copé estime d’ailleurs que le polémiste n’est «pas de Gaulle», mais plutôt «Charles Maurras», le «théoricien de l’extrême droite française au XIXe siècle». «C’est celui qui parlait à l’époque du grand remplacement (…). Je n’ai jamais entendu ça au RPR et naturellement pas non plus à l’UMP», a-t-il souligné, alors que le presque candidat se revendique régulièrement de l’ancienne formation de droite. «C’est l’imposture intellectuelle de la semaine. Zemmour fait croire qu’il est au RPR, ce qui est une tentation d’ailleurs classique de l’extrême droite depuis toujours», a encore fustigé l’élu.

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Après s’être mis en retrait, Jean-François Copé est désormais décidé à «participer un peu plus au débat public». La raison : «Il est important que certaines voix soient entendues face à la montée de l’extrême droite. Et je considère qu’aujourd’hui ce que dit Éric Zemmour ne peut pas être pris à la légère et doit être contredit.» Le maire s’est même dit prêt à débattre «quand il veut» avec le polémiste. «Il est bon que nous ayons quelques connaissances en histoires pour porter la contradiction», a-t-il jugé.





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