La prophétie de San Pedro



Au cœur d’une vallée brumeuse, une vaste lagune s’étend. « Lac noir » gorgé de mythes, non loin de San Pedro, il est le repaire de cérémonies spirituelles. Au cœur des Andes péruviennes, des habitants naviguent entre les croyances indigènes et le quotidien laborieux d’une vie dans les montagnes. La caméra de Felipe Esparza (né en 1985), jeune diplômé du Fresnoy, s’invite dans ce monde chamanique.

Accompagné par le tintement d’un hochet de prière, un homme en costume traditionnel supplie le Seigneur de lui apporter soutien et courage. Une supplique chantée face au lac balayé par le vent qui rugit, avant de laisser place au silence enveloppant de sublimes paysages sauvages. Les croyances ancestrales imprègnent le film Laguna negra de bout en bout, ancrées dans une culture péruvienne connue pour l’usage de plantes à des fins rituelles, telles la mescaline contenue dans le cactus San Pedro.

Les vallées escarpées traversées par des cours d’eau sont ainsi le théâtre de toutes sortes de rites. Là où les vaches paissent, des hommes-épouvantails coiffés de plumes et de masque à fleurs font leur apparition. Sous le regard curieux et éveillé d’une petite fille que suit la caméra, la réalité d’un pays se dessine, comme un voyage initiatique au pays divinatoire.

Felipe Esparza, Laguna negra, 2019, 34 min

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Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains



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