La Muralla Roja, le labyrinthe de la Méditerranée


Comment des logements des années 1970 sur la Costa Blanca sont-ils devenus des icônes de la mode et d’Instagram ? Dessinée par l’architecte catalan Ricardo Bofill, la Muralla Roja a des allures de forteresse. Dans ce dédale d’escaliers, qui semblent tous converger vers la mer et le ciel, on oublierait presque ses habitants ! Certains d’entre eux ne voient d’ailleurs pas d’un bon œil le succès de leurs remparts colorés…

Ce qu’il faut savoir

Dans les années 1960, Ricardo Bofill fonde son atelier d’architecture, le Taller de Arquitectura (RBTA), où sociologues et poètes réfléchissent aux projets au même titre que les architectes. En France, on connaît bien ses bâtiments emblématiques du post-modernisme comme les espaces d’Abraxas à Noisy-le-Grand et le quartier Antigone à Montpellier.

À la Muralla Roja, son écriture est tout autre. Les 50 appartements de cette station balnéaire se répartissent dans un plan en croix grecque. Des murailles lisses et crénelées s’élèvent sur différents niveaux autour de patios, en référence aux tours d’adobe des kasbah nord-africaines. Les structures sont peintes selon leurs fonctions : tons rose et rouge pour les remparts et surfaces extérieures ; bleu ciel et indigo pour les terrasses et les escaliers. L’architecte souhaitait que les espaces privés et communs soient décloisonnés. En rooftop, une piscine, un solarium et un sauna rappellent la vocation balnéaire du lieu.

Aujourd’hui (avant que la pandémie ne mette à l’arrêt le tourisme de masse), les instagrammeurs du monde entier s’y pressent pour immortaliser un bout du labyrinthe coloré. L’industrie du luxe en fait un cadre privilégié pour les shootings de mode tandis les fous de parkour escaladent ses murailles, sautant d’un patio à un autre.

Où la voir ?

Les logements surplombent la crique La Manzanera, à Calpe, dans la province d’Alicante, et font face au magnifique rocher d’Ifach. On peut même y séjourner via Airbnb ! Attention toutefois à respecter la tranquillité de ses habitants, qui refusent actuellement son classement comme bien d’intérêt culturel, de crainte d’attirer encore plus de visiteurs.

La Muralla Roja de Ricardo Bofill, Calpe, Espagne

i

© Alvaro Rodriguez / Alamy / Hemis

La Muralla Roja de Ricardo Bofill, Calpe, Espagne

i

© Guillermo Avello / Alamy / Hemis

La Muralla Roja de Ricardo Bofill, Calpe, Espagne

i

© Guillermo Avello / Alamy / Hemis

La Muralla Roja de Ricardo Bofill, Calpe, Espagne

i

© Jurgita Vaicikeviciene / Alamy / Hemis



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 56 = 64