La 7ème compagnie au clair de lune sur TF1 : pourquoi Gérard Jugnot en garde-t-il un mauvais souvenir ? – Actus Ciné


Alors que TF1 diffuse ce soir à 21h05 “La 7ème compagnie au clair de lune”, le dernier film de la trilogie, retour sur l’expérience de Gérard Jugnot avec le réalisateur Robert Lamoureux, qui n’était pas tendre avec ses comédiens.

Capture d’écran

Après les cartons de Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? et On a retrouvé la 7ème compagnie (quasiment 8 millions d’entrées cumulées), un troisième et dernier volet sort en 1977 intitulé La 7ème compagnie au clair de lune. L’action est déplacée en 1942 au sein de la Résistance. Chaudard est de retour dans sa quincaillerie alors que Pitivier et Tassin, ses anciens compagnons, annoncent leur visite au grand désespoir de Mme Chaudard : elle et son frère cachent dans la cave le chef du réseau local de la Résistance, le commandant Gilles, qui organise une livraison d’armes qui vient de Londres.

Pierre TornadeErik Colin et Robert Dalban quittent le casting. Pour compenser leur départ, Gérard Hérold, André Pousse, Jean CarmetGérard Jugnot rejoignent la distribution. Ce dernier, dans le rôle du beau-frère de Chaudard, a multiplié jusqu’alors les apparitions au cinéma (Les Valseuses, Monsieur Klein, Le Locataire…) mais arpente surtout les planches avec la troupe du Splendid. Sur le plateau de La 7ème compagnie au clair de lune, il fait les frais du caractère exigeant du réalisateur, Robert Lamoureux, qualifié par ses collaborateurs de « tyrannique », « soupe au lait » ou encore « difficile ».

Capture d’écran

Il n’est pas le premier puisque Jean Lefebvre et Aldo Maccione notamment ont subi l’intransigeance du cinéaste sur les précédents opus. Bon vivant et farceur, Maccione a même claqué la porte entre les deux premiers films, fatigué du sérieux et de l’autorité du réalisateur qui ne cessait de le rappeler à l’ordre. Jugnot, alors jeune et manquant d’assurance, n’échappe pas à la fermeté de Lamoureux. Il se souvient : « Plus Robert me hurle dessus, moins j’assure ma voix. On fait 40 prises, je suis liquide. Henri Guybet me rassure en me disant qu’avant moi, c’était lui qui morflait et que Jean Carmet avait eu droit la semaine précédente à 45 prises » (extrait de Ça tourne mal ! L’histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français de Philippe Lombard).

Pour Gérard Jugnot, cette expérience marque la fin des petits rôles dans sa carrière : l’année suivante sort Les Bronzés, son premier grand rôle dans un succès populaire.

 



Source link

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


+ 59 = 68