Kristen Stewart : “Comme moi, Seberg était viscéralement attachée aux idées de justice et d’égalité” – Actus Ciné


Rencontre avec Kristen Stewart pour “Seberg”, dans lequel elle incarne l’actrice Jean Seberg au moment où sa vie va basculer. Le film est disponible ce jeudi sur Amazon Prime Video.

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Seberg fait le récit de la tentative du FBI de faire passer l’enfant de l’actrice américaine Jean Seberg comme n’étant pas le fruit de son mariage mais d’un adultère avec un membre du parti Black Panther. Cette tentative résultait du soutien de l’actrice à la cause Black Panther depuis son adolescence. Kristen Stewart incarne Seberg dans ce film qui se concentre sur trois années (1968-1971) qui vont faire basculer la vie de la comédienne.

“Elle adorait les outsiders”, raconte Stewart. “Comme moi, elle était viscéralement attachée aux idées de justice et d’égalité. Elle est parfois perçue comme naïve et idéaliste (…), mais nous avons voulu l’approcher de façon plus chaleureuse. (…) Son jeu d’actrice était sincère, comme sa vie l’était. Dans A bout de souffle, ça se voit tout de suite, on se dit : “il n’y a pas plus honnête que cette femme”. On ne sait pas où elle va, mais on a envie de la suivre.”

A l’époque, l’engagement de Seberg pour la cause des Black Panthers fait la une des journaux. On prête alors à la comédienne une relation interraciale et adultère avec l’un des membres du parti, ce qui fait scandale. Or, “en mettant sa célébrité au service [du mouvement Black Panther], elle ne cherchait pas à se vanter d’être activiste ou pour se mettre en avant, elle s’y est [simplement] dévouée tout entière”, rappelle Stewart.

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Kristen Stewart est Jean Seberg

Le film est basé sur des documents du FBI et cherche l’authenticité historique. Ce complot, fomenté par cet organe des autorités américaines, Kristen Stewart le résume à sa façon : “Si vous demandez à quelqu’un comment il connaît Jean Seberg, il vous répondra “A bout de souffle”, en ignorant souvent que le FBI l’avait mise sous surveillance, utilisant des informations personnelles pour saboter sa carrière. Qu’elle a dû s’expatrier et se suicider car elle ne pouvait pas dire la vérité dans son propre pays… C’est fou que cette histoire ne ressorte qu’aujourd’hui ! (…) Je m’identifie à elle, pas seulement car je suis aussi une actrice, mais aussi en tant que personne. Je ne la connaissais pas, j’aurais adoré, mais elle me semblait être une belle personne.”

Lorsque le film commence, en 1968, Seberg sort du western musical La Kermesse de l’ouest de Joshua Logan et poursuit sa carrière jusqu’en 1978. Elle décède durant le tournage de La Légion saute sur Kolwezi, sa scène coupée, et elle est remplacée par Mimsy Farmer. En une dizaine d’années, l’actrice dépérit, comme en témoigne son interprète dans le film de Benedict Andrews : “Si vous regardez ses premiers films, elle est lumineuse. Son énergie vous frappe. Puis, on la voit petit à petit se dégrader au fur et à mesure de sa filmographie. Au fil du temps, elle devient plus vulnérable et j’ai constaté cela en préparant le rôle (…). Et nous avons choisi de ne pas aller jusqu’au bout de sa vie.”

Le film est disponible depuis ce jeudi sur Amazon Prime Video.

 



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