Hanna (Amazon) : combien de saisons sont prévues par le créateur ? – News Séries à la TV


L’équipe de “Hanna” évoque la saison 2, disponible sur Amazon Prime Video, à notre micro, et son créateur David Farr nous parle notamment de ses plans pour l’avenir.

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Née sur grand écran grâce au film réalisé par Joe Wright en 2011, Hanna connaît désormais une seconde vie sur le petit, avec la série chapeautée par David Farr, scénariste du long métrage. Après des débuts réussis en 2019, la jeune tueuse en cavale est de retour avec un récit qui s’éloigne un peu plus de son modèle et nous offre quelques nouveautés pour continuer à explorer ses thèmes centraux, que l’équipe a évoqués à notre micro.

AlloCiné : Que nous réserve cette saison, et qu’a-t-elle de différent par rapport à la première ?
David Farr : Ce qu’il y a de différent et de nouveau, c’est le personnage d’Hanna. Ce n’est plus une demoiselle en détresse innocente. Ella a acquis une grande expérience. Elle a été meurtrie par ce qu’il lui est arrivé dans la première saison, et elle est prête à contre-attaquer. Et puis, elle va rencontrer toutes ces nouvelles recrues, ces nouveaux visages féminins qui lui rappellent d’où elle vient. Ces jeunes femmes sont formées pour devenir des assassins et sont prêtes à être lâchées dans le monde. Hanna va se retrouver à un carrefour décisionnel : est-ce qu’elle rentre dans le rang et redevient un assassin, ou est-ce qu’elle se rebelle et mène la révolution ? C’est pour cela que j’ai voulu, après avoir fait le film, écrire une série qui parle des origines de ces femmes assassins. De plus j’ai deux filles, donc cela accentue mon désir de montrer des jeunes femmes qui sont dans des positions de pouvoir.

Gianna Kiehl : Je joue l’une de ces jeunes femmes, Jules Allen, qui s’entraînent pour devenir des assassins. C’est une rebelle et elle tente de devenir la cheffe des filles enrôlées dans ce programme très spécial. C’est la meilleure amie de Sandy Phillips. Pour moi cette saison explore ce qui définit une jeune femme de nos jours et comment elle doit se battre pour trouver sa place dans la société. C’est une saison qui va donner un sens à la vie de toutes ces jeunes filles.

Aine Rose Daly : Sandy, mon personnage, est l’opposée de Jules. Mais nous nous complétons. Je joue quelqu’un d’innoncent et d’influençable. Elle trouve en Jules le courage et l’inspiration dont elle a besoin dans sa vie.

Mireille Enos : Dans la première saison, je cherchais à tuer Hanna. Mais maintenant je veux la sauver. C’est le gros changement de motivation chez mon personnage de Marissa Wiegler. Évidemment, c’est une mission délicate car je dois continuer de prouver ma loyauté à la C.I.A.

Dermot Mulroney : Je joue John Carmichael qui est l’un des premiers agents à avoir mis sur pieds ce programme de formation pour assassins.

Anthony Welsh : Et moi je joue Leo Garner qui est le bras droit de John Carmichael. C’est lui qui supervise de près les nouvelles recrues du programme.

Quel a été le principal défi avec cette série, et y a-t-il eu des choses plus faciles par rapport au film ?
David Farr : La grosse différence entre le film réalisé par Joe Wright et la série, c’est qu’en tant qu’auteur, je suis responsable et décisionnaire de tout ce qui se passe dans ce show. Sur le film, Joe était aux commandes. Donc si j’échoue ici, c’est pleinement de ma faute. Et si je réussis, je n’en suis plus que ravi. Avec tant de responsabilités, il y a un niveau de pression intense mais en même temps un plaisir réel de pouvoir faire ce que j’ai vraiment en tête sans interférence. Et j’ai beaucoup de chance car Amazon me donne tout le soutien et la liberté dont j’ai besoin pour mener à bien ma série.

Hanna est une série populiste d’action ! (David Farr)

Est-ce qu’il y a des similarités entre ce que vit votre personnage et ce que nous traversons avec la pandémie du Covid-19 ?
Esme Creed-Miles : Dans la première saison d’Hanna, mon personnage a vécu des choses similaires à ce que nous traversons, avec la solitude et la quarantaine. Et c’est vrai que, pour me mettre dans la peau d’Hanna, que ce soit dans la saison précédente ou celle-ci, je dois de toute façon m’isoler du reste du monde et me focaliser sur ma préparation physique et mentale. Donc oui, il y a des similarités. Pendant le tournage nous avons formé une équipe soudée, et en ce moment cette chaleur humaine me manque énormément.

Pensez-vous que cette série peut aider à améliorer les rôles offerts aux jeunes femmes d’aujourd’hui ?
Esme Creed-Miles : Il est vrai que cela ne peut qu’aider, vu que nos personnages ne sont pas du tout des clichés de la demoiselle sans tête et sans force. Donc oui, avoir des rôles de femmes “bad-ass” comme Hanna doit permettre d’améliorer la qualité générale de ce qui est offert aux jeunes actrices de ma génération. Mais on a encore pas mal de boulot pour que les choses changent totalement, et qu’il y ait une parité dans la qualité des rôles offerts aux hommes comme aux femmes. Ce que j’aime avec Hanna, c’est que c’est une femme à la fois forte mais aussi vulnérable, fragile. J’aime sa complexité et sa dualité d’âme. C’est quelqu’un qui arrive à ses fins : pas uniquement par la force de ses poings, mais aussi par sa force mentale et intellectuelle.

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Hanna (Esme Creed-Miles) sur son territoire

La préparation pour votre rôle a-t-elle été différente ? Quels défis avez-vous dû relever ?
Yasmin Monet Prince : Pour la première saison, je m’étais entraînée comme une dingue physiquement, notamment dans l’aprentissage des arts martiaux. Cette saison a été un peu plus facile puisque j’étais déjà en pleine forme grâce à ma préparation passée. Je savais également à quoi m’attendre, donc j’étais mentalement prête à tous les défis. Clara traverse fait face à un défi plus émotionnel que physique dans cette saison, donc cela a enlevé un peu de la pression ressentie lors des nombreuses cascades à exécuter dans la précédente. De plus, quand les choses sont trop risquées, je laisse ma doublure prendre le dessus.

Gianna Kiehl : Mon personnage de Jules est parfois assez méchant. Ce qui n’est pas dans ma nature. Donc ce fut un certain défi que de me mettre dans la peau d’une fille aussi sauvage et parfois méchante avec les autres. Mais un beau challenge à relever pour moi.

Esme Creed-Miles : Cette saison m’a semblée plus facile à tourner. Comme Yasmin, j’étais fin prête donc il n’y a pas eu l’effet de surprise de la première saison.

Quels sont les sujets explorés par cette saison ?
David Farr : Comme dans la première saison, nous nous penchons sur le rôle de la femme et la difficulté d’être une jeune femme dans notre société. Nous tentons aussi de montrer les dangers d’une société totalitaire, conservatrice, qui prend contrôle du peuple et surtout des jeunes. Et nous le voyons bien avec cette période de pandémie. Au final, Hanna est une série populiste d’action !

Yasmin Monet Prince : Cette saison ce focalise sur le concept de la famille, de la sororité entre femmes, et c’est avant tout une série qui permet d’explorer qui l’on est, quelle est notre destinée. Ce n’est jamais simple de trouver sa voie dans la vie et c’est un peu le thème central de cette saison. Je crois aussi que cette série montre comment il faut s’entraider pour surmonter les difficultés qui peuvent se dresser sur notre chemin. L’entraide est vraiment quelque chose dont nous avons besoin en ce moment, comme vous pouvez le constater.

Esme Creed-Miles : Pour mon personnage, le thème principal est celui de la confiance. Pour Hanna, le défi est toujours de savoir en qui elle peut avoir confiance ou non. Et puis, comme vous le verrez, nous explorons aussi plus en profondeur sa relation avec Clara et Marissa, et la façon dont les traumatismes de son passé ont une influence sur cette dynamique relationnelle.

Mireille Enos : Je pense que c’est une série qui explore le concept de la famille. Qui est votre famille, qui sont vos vrais parents ? Qui choisissez-vous pour votre tribu ?

J’espère que cette série inspirera les jeunes à questionner la validité des informations qu’ils reçoivent. A questionner également l’image que certains médias donnent de la femme. (Gianna Kiehl)

Est-ce que de faire partie de cette série, de jouer ces rôles, vous a changé en tant que femme ?
Yasmin Monet Prince : Avoir passé tant de temps dans la peau de Clara a forcément eu un impact sur ma vie. Notamment ma vie d’actrice, et je crois que je suis bien meilleure qu’à mes débuts. Sans doute que, grâce à elle, je dis aussi les choses plus directement et me sens un peu plus en confiance. Cela a sans doute eu un effet positif sur ma personnalité, ma timidité.

Esme Creed-Miles : Je pense que cela m’a apris à mieux travailler en équipe, à avoir encore plus confiance en moi et à travailler dur pour arriver au meilleur résultat possible.

Quel impact peut avoir une série comme Hanna ?
David Farr : Jusqu’à Hanna, le film, mes 2 filles n’avaient que Mary Poppins et Julie Andrews dans La Mélodie du Bonheur comme modèles. Mais avec Hanna, mes filles ont désormais une jeune femme “bad ass” pour modèle. J’espère donc qu’Hanna donnera confiance à toutes les jeunes filles qui regardent cette série et que, quelque part, elles se sentiront invincibles.

Esme Creed-Miles : C’est avant tout une série faite pour vous divertir. Je pense qu’en ces temps difficiles, c’est important de pouvoir faire un break avec soi-même et son environnement.

Yasmin Monet Prince : Sans doute que le jeune public féminin pourra s’identifier à ce que traversent nos personnages, et comprendre que l’on peut tout surmonter dans la vie à force de travail et de persévérance. Mais aussi, comme le dit Esme, j’espère que cela permettra à notre public de se changer les idées et de décoller du mondre stressant dans lequel on est parfois plongé.

Gianna Kiehl : J’espère que cette série inspirera les jeunes à questionner la validité des informations qu’ils reçoivent. A questionner également l’image que certains médias donnent de la femme. J’espère qu’un show comme celui-ci pourra permettre aux jeunes de se trouver et d’évaluer ce qu’ils veulent vraiment de cette vie.

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Jules (Gianna Kiehl) et John Carmichael (Dermot Mulroney), nouveaux ennemis d’Hanna

Que peut-on espérer pour vos personnages dans les saisons futures ?
Esme Creed-Miles : J’aimerais qu’Hanna finisse par retourner vivre dans la nature sauvage. Mais, évidemment, cela dépendra des plans de David.

Combien de saisons envisagez-vous pour Hanna ?
David Farr : J’espère que nous ferons une trilogie. Une troisième et dernière saison me permettrait de donner une vraie fin à Hanna et aux autres femmes assassins de la série. J’espère que la saison 2 rencontra le même succès que la première et que nous pourrons nous remettre au travail prochainement. Depuis le début de la série j’avais en tête trois saisons pour couvrir l’épopée d’Hanna. Vous n’êtes donc pas au bout de vos surprises.

Propos recueillis par Emmanuel Itier à Los Angeles en juillet 2020.

La saison 2 de “Hanna” est visible sur Amazon Prime Video :



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