Ghada Amer, féministe aux doigts de fée, à l’honneur de trois expos événements


« La voix de la femme est source de honte. » Ce slogan odieux, Ghada Amer (née en 1963) l’a vu brandi sur la place Tahrir, au Caire, sa ville natale. La place Tahrir, comme la place de la République à Paris, est pourtant un lieu de luttes, de manifestations et de révolutions – son nom veut même dire « libération ». Pour y répondre, Ghada Amer l’a transformé en « La voix de la femme est révolution », mots qu’elle a écrits en calligraphie arabe dans les jardins du fort Saint-Jean. Une installation à ciel ouvert, réalisée avec du charbon (en clin d’œil au « feu de la révolte » comme aux « bûchers des sorcières », nous explique la co-commissaire Hélia Paukner) et des immortelles, petites plantes choisies sur le conseil des paysagistes du Mucem. L’œuvre veut faire le lien entre les trois lieux investis par cette première grande rétrospective française, entre la salle du Mucem à dix mètres, le Frac à dix minutes à pied et la Vieille Charité, à peine plus loin. Cri lancé au soleil, elle donne tout de suite le ton du féminisme révolté qui habite l’œuvre de Ghada Amer.

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