Géographie des souterrains | Beaux Arts



« Il est cinq heures, Paris s’éveille, il est cinq heures, je n’ai pas sommeil. » Cinquante ans après la chanson de Jacques Dutronc, insomniaques, explorateurs et curieux continuent d’appréhender la ville en décalé, à travers ses entrailles. Une plaque d’égout soulevée, une bonne paire de bottes et c’est un nouveau monde qui s’offre aux plus téméraires.

Vu de l’intérieur, filmé au cœur de ses sous-sols,  de ses égouts et ses tunnels, Paris n’a pas le même charme. Les galeries de béton humide remplacent les beaux immeubles, les chemins de câbles les belles avenues. Dans un style proche du documentaire, Ugo Arsac, artiste étudiant diplômé du Fresnoy en 2020, plonge dans les abîmes de la capitale, caméra au poing et flash allumé.

Sur les pas d’un agile cataphileaccompagné de sa corde à nœud qu’il déroule et qui le guide dans les recoins les plus inaccessibles, le réalisateur découvre un monde fascinant, resté sous silence, ténébreux et hors du temps. En guise de bouffées d’air frais, il ponctue son film de longs plans fixes qui magnifient les cascades de l’explorateur, sur les fondations ou sur le pont Mirabeau. Un voyage au centre de la Terre, à la découverte des organes d’une métropole bouillonnante.

En contrebas, Ugo Arsac, 2019, 50 minutes

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Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains



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