Gamekyo : [TEST] Evil Dead : The Game


Franchise culte du cinéma (surtout le deuxième film) ayant même eu droit à une série TV, Evil Dead revient faire une incursion dans le jeu vidéo après quelques tentatives époque 128 bits qui n’ont jamais marqué le moindre esprit. On aurait pu avoir un énième survival-horror (c’est d’ailleurs dommage…) mais Saber Interactive a très vite compris que la nouvelle tendance au multi asymétrique était une parfaite aubaine : la formule est déjà sur la table, ce n’est pas trop cher à produire et c’est suffisamment efficace, encore plus en y mettant ce qu’il faut de fan-service. Mais est-ce réellement suffisant, même à seulement 40 balles ?

Donc comme dans d’autres jeux du genre déjà sortis (genre Friday the 13th) et à venir, le jeu propose comme point central des parties où se réunissent 4 joueurs face à un cinquième, ce dernier incarnant l’ennemi. Les premiers doivent accomplir divers objectifs pour gagner la partie, tandis que celui qui incarne le démon Kandar doit tout faire pour buter le petit groupe. Coté humain, nous aurons plusieurs personnages jouables dont différentes versions de Ash ainsi que divers personnages plus secondaires (chacun ayant des atouts propres, et son arbre de compétences), tandis que Kandar se suffit à lui-même, laissant le joueur évoluer en l’air à la première personne pour invoquer des ennemis et placer différents pièges, en plus de pouvoir incarner lui-même certains opposants. On retrouvera plusieurs « méchants » bien connus des fans, comme la main démoniaque, les mini-Ash ou encore, forcément, la grand-mère bien malsaine qui veut toujours « prendre ton âme ».

La formule est classique mais comme chaque type de jeu, un représentant un minimum ambitieux se doit de se démarquer des autres. Apporter sa petite touche quoi. Dans Evil Dead, on pourrait donc mettre en avant le fait que les humains sont loin d’être des victimes fuyant tout ce qui bouge, étant suffisamment équipés pour répondre aux attaques des streums malgré des hitbox particulières et une certaine imprécision selon les mouvements et la caméra. On s’adapte comme on peut, mais rien n’empêchera le fait de constater que ce pari a un contre-coup : on ressent beaucoup moins la peur, encore plus avec une équipe organisée. Bonne idée en revanche d’avoir implémenté une jauge de peur (augmentant rapidement dans le noir ou si vous êtes séparés de vos alliés), pouvant vous rendre plus visible aux yeux de l’IA, et surtout sujet à une invasion de votre âme par le Kandar qui en profitera pour retourner votre avatar contre vos alliés.

Donc c’est plutôt efficace, assez joli pour le genre et avec une très bonne ambiance sonore, mais le gros problème de Evil Dead, c’est sans manque de contenu. Passe encore le fait que le solo soit en retrait avec une demi-douzaine de petites missions retraçant (vite fait) certaines scènes des films ou de la série (d’ailleurs on aurait préféré de vrais extraits pour la forme, plutôt que des renders), mais même pour le nerf principal, on a quand même droit qu’à des objectifs identiques d’une partie à l’autre, avec certes des modifications dans l’emplacement de chacun, pour deux pauvres maps au lancement. Alors bien sûr, c’est un jeu à suivi qui aura droit à ses DLC payants ou gratuits (dont déjà une troisième map, le Château de Kandar de Evil Dead 3, en MAJ gratuite prochainement) mais pour l’heure, il suffira d’une petite poignée de jours pour sentir la grosse lassitude qui précédera l’abandon.



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