François Pinault : « J’ai la même anxiété qu’un adolescent avant un examen ! »


Fabrice Bousteau : Les rendez-vous de votre Collection avec Paris sont décidément semés d’embûches… Après un premier projet sur l’île Seguin abandonné en 2005, voilà que la crise sanitaire a encore repoussé la rencontre du public avec celle-ci. Mais nous y sommes enfin. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

François Pinault : Je suis très impatient et ému. Comme vous le savez, je caressais depuis longtemps l’espoir de pouvoir un jour présenter ma Collection à Paris, afin de partager avec le public ma passion pour l’art. D’un point de vue symbolique, il était essentiel pour moi de créer un projet d’envergure en France, le pays où je suis né et où je me suis construit, et de contribuer ainsi à l’énergie de la vie culturelle et artistique. En ces temps de crise, j’ai plus que jamais foi en l’art, en sa capacité à nous élever, à révéler de nouveaux horizons et à montrer que l’être humain peut créer du bien. Enfin, pour tout vous dire, à quelques semaines de l’ouverture, j’ai la même anxiété qu’un adolescent avant un examen ! Je consacre beaucoup d’attention à chaque détail, notamment à ce premier accrochage, car je souhaite que les visiteurs y prennent du plaisir, de l’intelligence, et ressortent de là différents et plus heureux. Ce sera un musée accueillant, je l’espère, où l’on ne s’ennuiera pas. Un lieu conçu comme une promenade surprenante où l’on pourra regarder, réfléchir et rêver.

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