en visite dans la Drôme, Anne Hidalgo défend l’hôpital public


La candidate (PS) à l’élection présidentielle souhaite notamment supprimer les fameuses ARS, décriées depuis la crise sanitaire.

Dans la Drôme, Anne Hidalgo a lancé sa campagne sur le thème des déserts médicaux et de l’hôpital public, promettant notamment de supprimer les ARS et de tout faire pour sauver l’hôpital de Saint-Vallier, menacé par manque de médecins. Quatre jours après son grand discours d’investiture, à Lille (Nord) qui a marqué le véritable lancement de sa campagne, la candidate s’est engagée à interpeller le Premier ministre Jean Castex pour tenter de sauver le service de rééducation de l’hôpital.

«Demain j’interpelle le Premier ministre, je vais me battre à vos côtés», a-t-elle dit au personnel inquiet, dont une partie doit recevoir de nouvelles affectations à la mi-novembre, promettant de «remuer ciel et terre». Alors qu’une enquête publiée mercredi dans Libération montre que 20% des lits dans les CHU et les CHR sont fermés faute de personnels, la maire de Paris s’est rendue dans cette petite commune ouvrière et populaire de 4.000 habitants, à 45 minutes de TER de Lyon, qui a connu une forte mobilisation dès la première manifestation des «gilets jaunes», comme l’explique son maire, le porte-parole du parti socialiste Pierre Jouvet.

«Des agences comptables», lance Hidalgo

«Je viens dire que les questions de santé sont prioritaires», a-t-elle expliqué. «Le manque de médecins, ce n’est pas nouveau», a-t-elle asséné, déplorant un «manque d’anticipation» des autorités sur le sujet. Défendant «l’hôpital public» comme «le navire amiral» de la santé, la candidate, créditée de 4 à 7% des voix actuellement, a promis «un plan de recrutement massivement» du personnel, et veut «supprimer les Agences régionales de santé», devenues des «agences comptables».

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«Elles auraient dû partir des besoins de la population, de la vie réelle des gens», a insisté Anne Hidalgo, qui veut aussi «revenir sur les tarifications à l’acte». «Je suis d’accord que chaque euro public doit être bien utilisé», mais «les actes médicaux ne peuvent pas répondre aux contraintes de ce qui est rentable et non rentable», a-t-elle déclaré.

La maire de Paris veut également que «les métiers du soins aux autres soient revalorisés», pour être plus attractifs. «Ce ne sont pas que des mots», a assuré celle qui prévoit «une grande négociation salariale sur les questions salariales, de carrière et de formation», dans le secteur privé comme dans le public. «Oui ça coute de l’argent, mais je préfère ça plutôt que de filer des aides aux entreprises sans conditions, je préfère ça plutôt que de supprimer l’impôt sur la fortune», a-t-elle poursuivi.



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