En plein air… 5 expos lumineuses pour s’aérer l’esprit


1. À Limoges, deux plasticiennes pour l’espace commun

Après une première session lancée en février, Limoges a inauguré début avril le deuxième chapitre de son grand projet « Pause », qui investit 160 affichages urbains. Les premiers (jeunes) artistes exploraient avec élégance le flou ; place désormais à Claire Gaudriot et Sandrine Frapier, dont les œuvres se complètent. La première, illustratrice, dévoile quelques portraits de grands-mères extraits de son roman graphique Ma collec’ de mamies, qui paraît en mai aux éditions Les Monédières. La deuxième répond à ce travail dessiné par trois portraits photographiques de femmes ayant entre 60 et 90 ans, et qui abordent avec elle le sujet de la vieillesse. Un projet qui fait plaisir à voir, auquel on ajoutera la lecture du bel essai de Laure Adler sur la vieillesse paru il y a peu, La voyageuse de nuit (Grasset).

Vue sur une photographie de Sandrine Frapier, exposée à l’occasion de l’exposition en pleine air « PAUSE », dans la Ville de Limoges

Vue sur une photographie de Sandrine Frapier, exposée à l’occasion de l’exposition en pleine air « PAUSE », dans la Ville de Limoges

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© Ville De Limoges / Photo Laurent Lagarde

Du 7 avril 2021 au 21 juin 2021

www.limoges.fr

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Ma collec’ de mamies

par Claire Gaudriot

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La voyageuse de nuit

par Laure Adler

Éd. Grasset 224 p. • 19 €

2. À Creil, la biennale Usimages interroge le travail

Pour sa quatrième édition, la biennale Usimages investit une nouvelle fois les espaces publics de l’agglomération de Creil avec 13 expositions à découvrir en plein air, dans les parcs de 11 villes différentes. Imprimées sur des panneaux, les photographies explorent le thème « Santé et sécurité au travail ». Pas très engageant ? Détrompez-vous ! La variété des photographes, des époques et des points de vue rend passionnant chacun des accrochages. Des ouvrières photographiées dignement par Cécile Cuny, Nathalie Mohadjer et Hortense Soichet (à Maysel) aux employés de bureau saisis avec humour par Lars Tunbjörk (à Saint-Vaast-lès-Mello), le monde du travail se révèle dans toute sa rigueur, son incongruité ou… son étrange beauté.

Lars Tunbjörk, Office

© Lars Tunbjörk Estate / VU’

Du 17 avril au 20 juin

À  Cramoisy, Creil, Maysel, Montataire, Nogent-sur-Oise, Rousseloy, Saint-Leu d’Esserent, Saint-Maximin, Saint-Vaast-lès-Mello, Thiverny et Villers-Saint-Paul.

https://www.creilsudoise.fr/usimages

3. Sur les grilles du jardin du Luxembourg, Camille Moirenc nous mène sur les bords du Rhône

C’est un rendez-vous que les Parisiens connaissent bien : les grilles du jardin du Luxembourg s’ornent régulièrement d’expos photo co-organisées par le Sénat. Toujours le même type d’images, à la technique parfaite et aux sujets voyageurs, que l’on observe en longeant lentement la courbe du parc. Cette fois-ci, place à Camille Moirenc et ses photographies prises en Suisse et en France, qui suivent le cours du Rhône. Des paysages tantôt stupéfiants de beauté (le canton de Vaud, Arles…), tantôt hérissés de centrales nucléaires, où migrent les oiseaux, travaillent les agriculteurs et s’amusent les plaisanciers.

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Camille Moirenc. Visages du Rhône

Du 13 mars 2021 au 14 juillet 2021

4. Au Musverre, les vitrines jouent de transparence

Conçu avec intelligence par l’architecte Raphaël Voinchet, le MusVerre de Sars-Poteries ouvre ses salles d’exposition sur les champs alentour grâce à de très grandes baies vitrées, qui les inondent de lumière. Point positif ? Confiné, l’intérieur du musée est visible de l’extérieur ! Celui-ci a ainsi décidé d’inaugurer le 20 avril une exposition finement intitulée « Dedans/Dehors », pensée pour ses vitrines. Au menu : de superbes œuvres d’art contemporain en verre, expliquées dans un petit livret que l’on récupère sur le parvis du musée. N’oubliez pas de faire un tour dans la commune de Sars-Poteries, où les maisons sont ornées d’épis de faîtage en verre traditionnels !

Vue du MusVerre, à Sars-Poteries

Vue du MusVerre, à Sars-Poteries

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musverre.lenord.fr

5. À Lille, Hélène Marcoz se fait passe-murailles

Au Palais des Beaux-Arts de Lille, l’exposition d’Hélène Marcoz attend depuis décembre (!) l’ouverture du musée pour dévoiler ses compositions malicieuses, dont d’amusantes photographies de toiles classiques où s’invitent des visiteurs contemporains. Dès le 1er mai, celles-ci s’échappent du musée pour s’exposer en ville : trois séries (Still Alive, Concrete Jungle et Au vent) sont accrochées sur les grilles du musée et autour des Halles de Wazemmes. Une belle occasion de découvrir ses natures mortes fantomatiques et ses observations des jeux d’ombres de l’architecture contemporaine, qui livrent une réflexion imagée sur le visible et l’invisible.

Vue de l’exposition en plein air « Le Regard d’Hélène », sur les grilles du Palais des Beaux-Arts de Lille

Vue de l’exposition en plein air « Le Regard d’Hélène », sur les grilles du Palais des Beaux-Arts de Lille

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Le Regard d’Hélène

Du 19 mai 2021 au 12 septembre 2021
Et en ville du 5 mai au 12 septembre.

pba.lille.fr



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