Disney+ : 5 films méconnus à (re)découvrir sur la plateforme – Actus Ciné


Aux côtés des nombreux films de super-héros et des longs métrages d’animation, la plateforme Disney+ cache quelques petites pépites, souvent méconnues du grand public et à voir d’urgence.

Disney+

Le Trou Noir (1979)

Deux ans après la sortie de La Guerre des étoiles, véritable révolution dans le monde de la science-fiction, les studios Disney s’offraient leur propre aventure spatiale avec Le Trou noir, réalisé par Gary Nelson. L’objectif de la firme n’était pas de concurrencer l’œuvre de George Lucas, mais plutôt de s’inscrire dans la lignée des films catastrophe, comme La Tour infernale, blockbuster de 1974. Après un développement compliqué, le projet est boudé par le public, qui le juge trop sombre pour un film familial. Pourtant, avec les années, Le Trou noir a su se faire une petite place dans l’esprit des cinéphiles. L’histoire se déroule en 2130, lorsque des explorateurs, en chemin pour regagner la planète Terre, découvrent un vaisseau abandonné, situé non loin d’un trou noir. L’équipe du Palomino décide alors de s’approcher et c’est à ce moment-là que les mésaventures vont commencer… En plus de son très bon casting – on retrouve, entre autres, Maximilian Schell (Jugement à Nuremberg) et Anthony Perkins (Psychose) -, le long métrage se distingue grâce à son ambiance étrange, ses séquences oniriques, ses effets visuels impressionnants pour l’époque et sa très belle bande originale signée John Barry. Les spectateurs découvriront également les nombreux droïdes du film, dont le terrifiant Maximilian, qui n’est pas sans rappeler Hal, de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.

 

Amy (1981)

En 1962, Anne Bancroft incarnait Anne Sullivan dans le film culte Miracle en Alabama. Grâce à ce rôle, récompensé par un Oscar, l’actrice racontait l’histoire vraie d’une éducatrice qui venait en aide à Helen Keller, une jeune fille sourde, muette et aveugle. Avec Amy, réalisé par Vincent McEveety, Disney propose un drame similaire, mais tout aussi poignant, destiné à une plus jeune audience. Le long métrage suit de destin d’une épouse qui fuit un mariage étouffant pour devenir professeure dans une petite bourgade. Elle se lance un objectif : accompagner de jeunes adolescents sourds pour leur apprendre à parler. Si beaucoup d’habitants voient son arrivée d’un mauvais œil et remettent en cause son efficacité, l’éducatrice, encore bouleversée par la mort de son enfant, fait de cette mission une affaire personnelle. Souvent oublié dans l’immense catalogue du studio, Amy, porté par l’actrice Jenny Agutter (Le Loup-garou de Londres) est un mélodrame inspirant, plein de bonnes intentions, et riche en émotions, à partager entre amis ou en famille.

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Natty Gann (1985)

À mille lieues des personnages de princesses qui ont fait la popularité de Disney, Natty Gann incarne un autre type d’héroïne : une adolescente rebelle, loin des codes, au physique de tomboy. Méconnu du jeune public, le film réalisé par Jeremy Kagan est pourtant l’un des meilleurs films produit par le studio durant les années quatre-vingt. L’histoire plonge les spectateurs dans une période sombre des États-Unis, la Grande Dépression, et s’intéresse à la vie de cette protagoniste, âgée de 15 ans, qui se retrouve séparée par son père lorsque ce dernier trouve un emploi à l’autre bout du pays. Laissée à l’abandon sous la garde d’une logeuse peu aimable, Natty Gann décide de partir malgré tout à la recherche de son paternel. Sur sa route, elle va faire la rencontre d’un loup, appelé Wolf, entrainé pour des combats de chiens, qui va la suivre et la protéger durant la suite de son périple. À la fois émouvant et grandiose, notamment grâce aux somptueux paysages enneigés, le long métrage surprend par sa maturité et n’est pas sans rappeler les romans de Jack London. Au casting, on retrouve Meredith SalengerJohn Cusack et Ray Wise, quelques années avant d’incarner le père de Laura Palmer dans la série Twin Peaks de David Lynch.

Newies (1992)

Cinq ans après avoir été révélé dans L’Empire du soleil de Steven Spielberg, Christian Bale, alors âgé de 18 ans, occupe la tête d’affiche de Newsies, nouveau film des studios Disney. Réalisée par Kenny Ortega, à qui l’on doit des succès comme Hocus Pocus ou la trilogie High School Musical, cette comédie musicale est un échec au box-office, mais gagne un statut de film culte au fil des années. Inspiré de faits réels, le film raconte le destin de jeunes livreurs de journaux à la fin du XIXe siècle qui, fatigués par leurs conditions de travail difficiles, décident de faire grève contre le grand Joseph Pulitzer. Au-delà de ses musiques entrainantes et de ses numéros très réussis, Newsies aborde des sujets importants, comme la pauvreté et le pouvoir de la révolte. Aux côtés de Christian Bale, il y a toute une pléiade de jeunes acteurs très talentueux, mais aussi des stars confirmées, comme Robert Duvall et Bill Pullman. Bien que très masculin, le film peut compter sur le talent d’Ele Keats et de l’actrice et chanteuse Ann-Margret dans des seconds rôles. Près de vingt ans après sa sortie au cinéma, Newsies devient une comédie musicale sur les planches de Broadway. Une version filmée en 2017 est d’ailleurs également disponible sur la plateforme Disney+.

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Le Combat de Ruby Bridges (1998)

Disney+ met à disposition de nombreux films qui n’ont jamais bénéficié d’une sortie cinéma. Parmi les plus notables, on retrouve Le Combat de Ruby Bridges, un téléfilm réalisé par la cinéaste martiniquaise Euzhan Palcy. Le long métrage revient sur l’histoire vraie de la première écolière afro-américaine qui a rejoint une école de blancs au moment où l’Amérique met fin à son système ségrégationniste en 1960. Très vite, Ruby Bridges et sa famille vont devoir faire face à la haine de certains parents d’élèves. Accessible à tous, le film est l’occasion idéale de revivre un moment fondamental dans l’histoire du mouvement des droits civiques et de sensibiliser les plus jeunes à certains problèmes de société, comme le racisme. La véritable Ruby Bridges était d’ailleurs présente aux côtés de la réalisatrice afin que le film soit fidèle à son expérience. À l’écran, elle est brillamment interprétée par Chaz Monet, âgée de seulement sept ans durant le tournage. Elle est entourée de Kevin Pollak, de Penelope Ann Miller et de Michael Beach dans le rôle du père, Abon Bridges. 

Découvrez la bande originale du film “Le Trou noir”, composée par John Barry :



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