Dirty Dancing sur TF1 : un couple culte… qui se détestait en réalité ! – Actus Ciné


Film culte par excellence, Dirty Dancing est diffusé ce dimanche soir sur TF1. Si l’alchimie entre Jennifer Grey et Patrick Swayze est indéniable à l’écran, saviez-vous qu’en réalité les 2 acteurs se détestaient ?

Si rien ne prédestinait Dirty Dancing à devenir culte, plus de trente ans après sa sortie, le film d’Emile Ardolino reste LA comédie romantique par excellence. Dans les années 60, Bébé (Jennifer Grey) passe des vacances familiales monotones jusqu’au jour où elle découvre qu’un groupe d’animateurs du village estival forment un groupe de danse. Pour la jeune fille sage, c’est le début de l’émancipation grâce au “dirty dancing”, cette danse ultra-sensuelle, et la rencontre avec Johnny Castel (Patrick Swayze), le professeur de danse.

Si l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à l’écran, ce n’était pas le cas une fois la caméra éteinte. Lors du tournage, Patrick Swayze dira même à son épouse Lisa Niemi :”C’est fou comme la colère et l’irritation peuvent parfois ressembler à de la passion.”*

Naissance d’un film culte

Dirty Dancing est né d’un déjeuner entre la scénariste Eleanor Bergstein et son amie la productrice Linda Gottlieb. Eleanor Bergstein souhaitait faire un film sur le dirty dancing, une danse qu’elle pratiquait en cachette de ses parents, dans des sous-sols, lors de son adolescence. Elle parle de son histoire à son amie : deux soeurs partent en vacances aux Catskills dans les années 60 et vont danser. Peu emballée, la productrice interroge Bergstein qui lui raconte ses étés passés aux Catskills à danser le “dirty dancing“. C’est le déclic! Linda Gottlieb est certaine qu’avec un titre pareil, le film sera un véritable succès. Il fallait  écrire LA bonne histoire et trouver les financiers…

Splendor Films

Après plus de 40 refus (un film écrit et produit par des femmes qui montre une scène d’avortement était peu vendeur pour les grosses sociétés de production), les deux amies s’adressent à Vestron, une société de distribution vidéos de films de séries B. La société, alors en recherche de films de cinéma à produire, accepte mais le budget est limité à 4,5 millions de dollars. Il faut donc faire au plus serré : tourner au Mountain Lake Lodge au lieu des montagnes Catskills, mettre de la musique originale au lieu de tubes connus qui coûtent trop cher et trouver des acteurs qui ne demandent pas un énorme cachet…

Eleanor Bergstein et Linda Gottlieb ont un coup de foudre pour Jennifer Grey, qui jusqu’ici n’avait eu que des seconds rôles. Reste à trouver le parfait Johnny. Après avoir auditionné Billy Zane et Benicio del Toro, le réalisateur Emile Ardolino évoque Patrick Swayze, qui est également danseur et dont la carrière n’avait pas encore véritablement décollée. Les auditions se passent à merveille et l’équipe trouve que l’alchimie à l’écran entre Jennifer Grey et Patrick Swayze est indéniable.

Jennifer Grey supplie la production de ne pas embaucher Patrick Swayze

Splendor Films

Pourtant Jennifer Grey supplie l’équipe de ne pas le choisir. Les deux comédiens avaient déjà tourné ensemble dans L’Aube rouge en 1984 et ne s’étaient pas entendus. Patrick Swayze estime que Jennifer Grey est trop capricieuse, tandis que la comédienne le trouve trop rude et peu ponctuel. Après avoir discuté, les acteurs décident pourtant de mettre leurs différends de côté. Mais cela ne dure qu’un temps.

Patrick Swayze écrit dans son autobiographie, avoir détesté le tournage car Jennifer Grey faisait “constamment des caprices“. A l’instar de leurs personnages, Patrick Swayze sait danser mais Grey est une néophyte en la matière, ce qui place les comédiens dans une dynamique de professeur / élève et oblige l’équipe à refaire souvent les prises. Lors de la mise en boîte de la séquence où Bébé et Johnny s’entraînent à danser, Jennifer Grey ne cesse de rire lorsque Patrick Swayze passe son bras autour d’elle. L’agacement du comédien est tel qu’il préfère quitter le plateau.

Splendor Films

Patrick Swayze écrit “Jennifer Grey était parfois d’humeur bêbête et nous forçait à multiplier les prises à cause de ses fous rires“. La productrice Linda Gottlieb nuance : “Patrick trouvait que Jennifer était une petite nature. Elle était fraîche, naïve. On faisait huit prises et Jennifer jouait d’une manière différente à chaque fois. Patrick, lui, était un pro; il donnait la même interprétation en boucle. Elle pleurait facilement, elle était émotive et il se moquait un peu d’elle. C’était un macho.“*

Ces différences de comportement et les incessantes disputes des acteurs sont difficiles à gérer pour toute l’équipe. Pourtant, le réalisateur – venu du milieu du documentaire – a réussi à tirer profit de ces mésententes en laissant tourner la caméra lors des disputes. L’un des plans les plus célèbres du film (Bébé explosant de rire à cause d’un geste de Johnny qui la chatouille) est ainsi une prise ratée que le monteur a décidé d’inclure dans le film – l’exaspération très visible de Swayze à ce moment-là n’est donc pas feinte du tout.**

* Voir l’épisode consacré à Dirty Dancing de The movie that made us sur Netflix.

** “Dirty Dancing : extrême mambo” de Hugo Saroyan, Première Classics n°8 juillet-septembre 2019



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