Des vampires dans le Bronx sur Netflix : 3 clins d’œil à Murnau, Stephen King et Blade – Actus Ciné


Disponible sur Netflix, “Des Vampires dans le Bronx” confronte trois amis du quartier à une invasion discrète mais mortelle de suceurs de sang. L’occasion pour le réalisateur de glisser trois clins d’œil au genre dans sa comédie d’horreur.

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Entre Vampire vous avez dit vampire, Génération PerdueUn vampire à Brooklyn et le Vampires de John Carpenter (pour le look romantico-gothique des goules qui arpentent le quartier new-yorkais), Des vampires dans le Bronx, disponible sur Netflix, confronte trois amis à une menace sanglante au coeur de la Grosse Pomme.

Le long métrage (gentiment) horrifique d’Osmany Rodriguez, qui offre un caméo inattendu à Zoe Saldana dans la scène ouverture, remet ainsi au goût du jour la formule “bande de copains vs. suceurs de sang” qui a fait ses preuves dans les années 80, tout en glissant quelques sympathiques clins d’oeil au genre. La preuve par trois.

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Murnau Properties, ou Murnau Immobilier en version française : ainsi est baptisée la mystérieuse société d’investissements qui rachète les uns après les autres les magasins et immeubles du quartier. Une situation qui attire l’attention de Miguel Martinez (Jaden Michael) et ses potes Bobby et Luis, persuadés que ces acquisitions (accompagnées de disparitions inquiétantes) préparent une invasion vampirique. Le nom de la société confirme leurs craintes, puisque Murnau renvoie évidemment à Friedrich Wilhelm Murnau, réalisateur du chef d’oeuvre expressionniste Nosferatu le vampire en 1922, premier film majeur du genre. Le logo de la société reprend pour sa part une gravure de Vlad III dit “L’Empaleur”, sanguinaire prince de Valachie au XVe siècle et inspiration d’un certain Dracula, sous la plume de Bram Stoker. Signalons enfin que le patronyme du gérant de Murnau Properties, Frank Polidori (Shea Whigham) est une allusion à John William Polidori, auteur de la nouvelle Le Vampire en 1819.

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Au début du film, Luis Acosta (Gregory Diaz IV) est interrompu par ses amis dans sa lecture nocturne du Salem (ou Salem’s Lot en version originale) de Stephen King. Ce roman, publié par le maître de l’horreur en 1975, met en scène le retour d’un écrivain dans la ville de Jerusalem’s Lot, pour y découvrir les agissements d’un terrifiant vampire qui transforme peu à peu les habitants en goules, et qu’il tentera d’affronter avec l’aide de quelques habitants non-contaminés. Le livre, transposé sur petit écran à deux reprises et en attente d’une adaptation cinéma, préfigure clairement les événements de Des Vampires dans le Bronx, de l’invasion discrète mais implacable des striges jusqu’à la rébellion des résidents du quartier.

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Enfin, le long métrage s’offre une belle référence cinématographique avec la découverte par notre trio du premier volet de Blade. Lors d’une séquence où ils listent tout ce qui peut repousser ou éliminer un vampire, les trois amis suivent d’un oeil le combat entre le “Daywalker” Wesley Snipes et le redoutable Deacon Frost (Stephen Dorff) lors de la séquence finale du film (et son Magra en images de synthèse de triste mémoire). Autre clin d’oeil cinéma, ou simple coïncidence de casting, la présence au générique de Sarah Gadon en nouvelle venue dans le Bronx : la comédienne s’était ainsi illustrée en 2014 dans Dracula Untold, face à Luke Evans qui y jouait Vlad, le premier vampire.

 



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