Des tranchées aux réseaux sociaux : comment la photographie a transformé notre regard sur la guerre


L’image, difficilement soutenable, s’est répandue comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux d’abord, puis en une des journaux : une femme enceinte sur un brancard, blessée, est évacuée des ruines d’une maternité de Marioupol en Ukraine, bombardée aveuglément par l’armée russe. Sur place, le photographe Evgeniy Maloletka immortalise cette scène de chaos, sans se douter que l’image allait devenir, en quelques heures à peine, l’icône des premiers jours de « l’enfer de Marioupol ». Une icône qui aurait toute sa place dans l’exposition « Photographies en guerre » au musée de l’Armée qui, alors que la guerre fait son retour sur le sol européen, présente une exposition exemplaire sur la représentation des conflits par le médium photographique et ses usages. Où l’on retrouve, aux côtés d’un remarquable corpus de documents, d’autres images emblématiques qui ont forgé notre mémoire collective, de La mort d’un soldat républicain de Robert Capa à la Une choc de Libération [ci-dessous] qui titrait en 2017, « Les enfants d’Assad » montrant les corps sans vie de petits syriens après une attaque chimique par le régime.

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