Des produits locaux, de saison, bio et en bas de chez soi


Au guidon de leur « CycloMarché », une épicerie mobile à vélo vendant des produits bio, locaux et de saison, Anaïs Blocaille et Mathieu Dréano sillonnent deux communes limitrophes de Nantes, Saint-Sébastien-sur-Loire et Rezé, situées en sud-Loire, là où l’on trouve les fameuses maisons en tuiles. Amorcée mi-novembre 2020 à Saint-Sébastien-sur-Loire, leur activité est récente. Elle s’est étendue à Rezé le 1er février dernier et va gagner le mois prochain l’île de Nantes.

Écologie oblige, le moyen de transport de l’étal et ses marchandises est un vélo. Soyons précis, un triporteur à caisson conçu par un architecte local, à Nantes. Ce vélocipède adapté allie moyen de transport et présentoir. Un concept qui leur permet d‘aller au plus proche des habitants tout en respectant leur tranquillité. Comme le souligne Mathieu, « le vélo, ça ne fait pas de bruit. On n’utilise sur place ni eau, ni électricité. Nous sommes autonomes ». Autonomes oui, et, en plus, ils ne passent pas inaperçus.

En vidéo, « Le CycloMarché, une épicerie ambulante à vélo »

D’abord intrigués, les premiers clients furent ensuite séduits par l’idée de proposer des produits frais et biologiques venant de producteurs de la région. Produits biologiques, circuit-court, achat de produits au vrac participant à la consommation raisonnée : un panier qui avait tout pour séduire. De prime abord intrigués, ils deviennent des habitués.

Juste ce qu’il faut !

SIG

On l’aura compris, Anaïs et Mathieu ont une conscience écologique et de développement durable. Développeurs informatiques professionnels, ils ont décidé de franchir le Rubicon pour concilier leur désir d’avoir une activité plus proche des gens par une attitude globale : « on pense qu’on peut agir pour faire changer les habitudes de consommation des gens », nous dit Anaïs. Comment ? « Déjà, on a voulu mettre en avant le travail des producteurs locaux, les gens qui s’engagent, passent beaucoup de temps à travailler sur leurs légumes, à se mettre des contraintes eux-mêmes pour produire en agriculture biologique », défend Mathieu. 

Et le vrac, dans tout ça ? « Ça fait, bien entendu, partie de notre démarche. Les personnes ne sont pas obligées d’acheter des quantités toutes faites mais elles peuvent prendre juste la quantité qu’ils veulent.  Le ” zéro déchet “, c’était important pour nous, c’est pour ça qu’on travaille avec le vrac », affirme Anaïs qui prône une consommation responsable et raisonnable.

Et ça papote !

Ce n’est pas tout ! C’est comme au marché, mais en mieux ! Les personnes qui convergent vers l’étal du CycloMarché forcément se connaissent, de vue à tout le moins. Le CycloMarché n’est pas seulement un lieu de vente mais aussi une opportunité d’échanges. C’est le rendez-vous des voisins. On y achète mais on échange des mots. Ceux-ci ont une toute autre valeur.

Et tout ça à vélo ! « Les gens se disent : “ils sont capables de faire une épicerie à vélo, de sillonner la ville avec tout un chargement. Alors, pourquoi moi, je ne pourrais pas aller chercher mes enfants à vélo ou tout simplement faire mes courses à vélo” ! », nous dit Mathieu. Tous écologistes, alors chiche ?



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